Une odyssée culturelle saluée par la presse américaine: L’Algérie dévoile ses trésors

Le quotidien américain USA Herald vient de consacrer un long reportage à l’Algérie, dressant le portrait d’un pays aux multiples facettes que le journal n’hésite pas à qualifier de «.véritable trésor«» et de «l’un des plus grands pays du monde».
À travers une plume poétique et érudite, la publication invite ses lecteurs à un voyage sensoriel au cœur d’une terre où l’histoire, la nature et la culture tissent un récit millénaire.
Le périple proposé débute par Alger, surnommée «El Bahdja» – la Radieuse – dont la Casbah est présentée comme un livre d’histoire à ciel ouvert.
L’auteur décrit avec ferveur ce labyrinthe où «d’anciens palais ottomans côtoient des cours en ruine, où les mosquées aux carreaux colorés semblent figer la musique dans la céramique, et où chaque marche d’escalier porte l’empreinte de siècles de passages».
La capitale algérienne révèle également d’autres joyaux : la Basilique Notre-Dame d’Afrique veillant sur la mer, l’écrin verdoyant du Jardin d’Essai du Hamma, la solennité de Maqam Echahid et les collections précieuses du musée national du Bardo.
La route mène ensuite à Constantine, cité suspendue entre ciel et abîmes, célébrée pour ses ponts défiant le vide et pour le palais Ahmed Bey, décrit comme «une explosion d’art andalou où les zelliges rivalisent avec les plafonds peints et les colonnes de marbre».
Plus à l’ouest, Oran incarne l’âme méditerranéenne de l’Algérie, «décontractée et vibrante», berceau du raï, «ce chant métis né de la rencontre entre la poésie bédouine et la mélodie andalouse».
L’exploration se poursuit vers les vestiges de Timgad, «miracle romain» figé dans le marbre, avant de plonger au cœur du Tassili n’Ajjer. Ce parc national, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, abrite l’une des plus importantes concentrations d’art rupestre de la planète, une double reconnaissance – culturelle et naturelle – que seuls quelques rares sites au monde peuvent revendiquer. Plus au sud, Tamanrasset veille sur le Hoggar, ses montagnes lunaires et ses silences infinis.
Le voyage se poursuit à Ghardaïa, où les cinq Ksours de la vallée du M’zab racontent une architecture frugale et harmonieuse.
à Tlemcen, gardienne des arts andalous, et à Djemila, l’antique cité romaine de Sétif dont les ruines témoignent de «l’intelligence urbaine romaine confrontée à la géographie et répondant par une créativité pragmatique».
Tipaza, elle, est évoquée comme une «élégie antique» où la mer dialogue avec les colonnes. Le reportage n’omet pas les perles côtières : Skikda, l’antique Russicada ; Mostaganem ; Jijel et sa corniche sauvage ; Béjaïa et son parc national de Gouraya. Tizi-Ouzou, enfin, est célébrée pour sa chaîne montagneuse du Djurdjura et ses villages accrochés aux flancs des montagnes, gardiens vivants de la culture amazighe et de ses traditions pluriséculaires. À travers cette fresque riche et documentée, USA Herald ne se contente pas de dresser un inventaire de sites touristiques. Il révèle l’âme profonde d’une Algérie multiple, où chaque pierre, chaque paysage, chaque note de musique raconte une histoire de rencontres entre civilisations, de résistance et de beauté.
Une invitation au voyage que le journal adresse aux âmes curieuses, en quête d’authenticité et de découvertes hors des sentiers battus.
Amina S.