Une rencontre internationale pour sauvegarder l’art rupestre : Tassili N’Ajjer un héritage millénaire

La deuxième réunion internationale consacrée à la conservation des sites d’art rupestre du Tassili N’Ajjer s’est ouverte hier mercredi à Gand, avec la participation d’experts et de chercheurs algériens, arabes et africains, ainsi que de Ségolène Royal, dont la présence vient enrichir les échanges autour de la protection et de la valorisation de ce patrimoine exceptionnel. Ancienne ministre française et présidente de l’association France-Algérie, Ségolène Royal a pris part à l’ouverture du festival, mardi dernier à Djanet, aux côtés de responsables officiels, de chercheurs et de spécialistes du patrimoine. Placée sous le thème «Préserver la mémoire du désert et innover pour l’avenir», la rencontre met l’accent sur l’inventaire, la documentation et le suivi régulier des sites, ainsi que sur les moyens de prévenir les menaces naturelles, humaines et climatiques.

Les participants examineront également les mécanismes permettant d’associer davantage les populations locales à la préservation de ces témoignages de l’histoire humaine. Le programme comprend des communications scientifiques, cinq ateliers techniques et des visites de terrain, avec la participation de 15 experts internationaux représentant 12 pays et de 85 participants algériens. Les travaux devraient notamment aboutir à l’examen du projet de «Déclaration de Tassili N’Ajjer», destiné à établir un cadre stratégique conciliant conservation du patrimoine, tourisme durable et développement des communautés voisines.

Amina S.