Chanegriha souligne le rôle de l’armée face aux guerres hybrides : «Nous avons déjoué de nombreux plans hostiles»

Grâce à sa vigilance et au développement de ses moyens de riposte, notamment à l’ère des guerres hybrides, l’armée nationale populaire (ANP), a pu mettre en échec des plans hostiles visant l’unité nationale, a affirmé le général d’Armée, Saïd Chanegriha. Intervenant, hier, à l’ouverture des travaux d’un séminaire national, sous le thème «Les médias nationaux et les guerres hybrides… Affronter les défis et remporter le pari», organisé au Cercle national de l’armée a Béni-Messous, le ministre Délégué auprès du ministre de la Défense nationale, Chef d’état-major de l’ANP, a indiqué qu’à l’instar de nombreux pays, «l’Algérie se trouve exposée à ce type de guerre, qui se déclare sous la forme de campagnes de désinformation, d’intox, de déformation des faits et des événements, d’attaques cybernétiques, et même de campagnes subversives».

En effet, «les ennemis de l’Algérie, leurs porte-voix médiatiques et les subversifs vendus tentent d’ébranler et de remettre en cause les réalisations majeures accomplies dans le cadre du projet de renouveau prometteur de notre pays, mis en œuvre» sous la conduite du Président Abdelmadjid Tebboune, a accusé Chanegriha, sans citer les parties visées. Mais, au sein de l’armée, ce type de guerres est tellement pris au sérieux que tous les plans ont fini par être déjoués, soutient le chef d’état-major de l’ANP, expliquant qu’«il était impératif de faire preuve d’une vigilance permanente, de saisir les enjeux de ces guerres et de prendre conscience de leur impact sur le cours des événements».

«Nous avons également insisté sur l’importance d’adopter une approche proactive et préventive, qui nous a permis de déjouer de nombreux plans hostiles visant à détruire l’unité et la cohésion de notre société et à porter atteinte à la sécurité et à la stabilité du pays», a déclaré Saïd Chanegriha. Dans son intervention, le général d’armée a alerté contre ce type de guerre qui, avec ses différentes dimensions et ses outils, «constitue une source de menaces croissantes, en ce sens qu’elle exploite les énormes avancées des technologies de l’information et de la communication pour porter atteinte à la sécurité des états et à la cohésion des sociétés».

Dans ce contexte, «les instances de socialisation, en particulier les médias, jouent un rôle national important dans la construction d’une conscience collective, axée sur la prévention des risques liés à ce type de guerres, la consolidation des constantes nationales et la valorisation des composantes symboliques et morales qui assurent la résilience des pays», a-t-il soutenu, appelant les responsables des médias «à faire preuve davantage de vigilance et à œuvrer à renforcer la stratégie médiatique nationale, à travers, notamment, la mise en place de mécanismes opérationnels capables de déconstruire la désinformation tendancieuse, et d’élaborer un récit national solide et objectif».

Farid B.