Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudene, a dévoilé ce jeudi à Alger un
projet structurant visant à transformer la prise en charge des patients nécessitant un transfert entre établissements hospitaliers. L’annonce a été faite lors d’une séance plénière du Conseil de la nation consacrée aux questions orales, présidée par M. Azouz Nasri. L’initiative phare de cette stratégie est le lancement imminent d’une plateforme numérique dédiée aux procédures de transfert.
Cet outil permettra de numériser l’ensemble du processus, garantissant plus de transparence, d’efficacité et de rapidité.
Le ministre a précisé que cette démarche s’inscrit dans le cadre de textes réglementaires existants qui définissent clairement les modalités de ces opérations. Conformément à la réglementation, les demandes de transfert, particulièrement celles émanant des wilayas du Sud et des Hauts-Plateaux, doivent être examinées dans des délais raisonnables. Les cas d’extrême urgence bénéficieront quant à eux d’une réponse immédiate avec un traitement assuré dans un délai maximum de 48 heures. Le ministre a rappelé que les transferts demeurent une solution exceptionnelle, réservée aux seuls patients dont la pathologie nécessite une expertise médicale spécialisée indisponible dans leur région d’origine.
Concernant l’évacuation sanitaire par voie aérienne, M. Aït Messaoudene a confirmé qu’elle est assurée en collaboration avec les services de la Protection civile et Air Algérie, avec l’appui des forces aériennes militaires pour les situations d’extrême gravité, comme récemment illustré lors de l’accident de bus à Béni Abbès. Pour systématiser et professionnaliser cette mission vitale, un programme national structuré de transport aérien médicalisé va être mis en place.
Ce programme ambitieux repose sur plusieurs piliers : la désignation de points de regroupement stratégiques dans le sud du pays pour optimiser les flux vers les hôpitaux de référence, l’activation d’un accord de coopération formalisé entre les secteurs de la Santé et des Transports, et l’organisation de sessions de formation dédiées pour les équipes médicales et paramédicales impliquées dans le transport sanitaire. Parallèlement à ces avancées logistiques, le ministre a réaffirmé l’engagement de son département à améliorer la prise en charge des patients atteints de cancer.
Cette politique se concrétise par le déploiement de services d’oncologie et d’unités de chimiothérapie dans la majorité des établissements, la création de structures régionales spécialisées et l’intégration d’unités de radiothérapie dans les nouveaux hôpitaux, afin de rapprocher les soins spécialisés de l’ensemble des citoyens.
S. A.
Santé: Vers une révolution numérique pour optimiser les transferts et l’évacuation des patients
