Sécurité pharmaceutique : l’Algérie franchit une nouvelle étape

L’Algérie dispose désormais de sa première liste nationale des médicaments essentiels. Le ministère de l’Industrie pharmaceutique, qui l’a annoncé ce mercredi dans un communiqué, y voit une étape importante pour consolider la sécurité pharmaceutique du pays. Pensé comme un outil de référence stratégique, ce document doit permettre de fixer les priorités thérapeutiques et d’orienter les efforts vers une disponibilité durable des traitements dont les citoyens ont besoin.

La liste a été établie par un comité d’experts multidisciplinaire de 21 membres, placé sous la présidence du Pr Amar Tebaibia, qui représentait le ministre. Y siègent des représentants de plusieurs départements ministériels, dont l’Industrie pharmaceutique, la Défense nationale, l’Enseignement supérieur, la Santé et le Travail, ainsi que des institutions du secteur, parmi lesquelles l’Agence nationale de sécurité sanitaire, l’Agence nationale des produits pharmaceutiques, la Pharmacie centrale des hôpitaux, l’Institut Pasteur d’Algérie et le Centre national de pharmacovigilance et de matériovigilance.

Des spécialistes de médecine, de pharmacie et de chirurgie dentaire complètent l’équipe. Les travaux ont suivi une méthode scientifique fondée sur les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé, tout en tenant compte des spécificités du système de santé algérien et des besoins de la population. Le résultat tient en quelques chiffres. La liste recense 424 substances médicamenteuses, réparties en 22 classes thérapeutiques, soit 1 066 produits pharmaceutiques.

Le comité ne s’arrête pas là. Il se réunira régulièrement pour actualiser la liste et la modifier si nécessaire.
Selon le ministère, ce référentiel servira à planifier les besoins en médicaments, à rationaliser l’usage des ressources et à mieux calibrer la production comme l’importation en fonction des priorités sanitaires, afin d’assurer la continuité de l’approvisionnement en médicaments essentiels.

M.M.