Plus de 1,9 million d’Algériens touchent aujourd’hui l’allocation chômage, portée de 15 000 à 18 000 DA par mois depuis le 1er janvier 2026 par le décret exécutif n° 26-87. Mais la toucher ne suffit pas, il faut aussi la garder. Tous les six mois, chaque bénéficiaire doit valider son inscription auprès de l’ANEM, en ligne sur la plateforme Wassit Online ou à l’agence de son lieu de résidence. Un simple oubli peut suspendre les versements.
Mieux vaut s’y prendre quelques jours avant l’échéance pour éviter un incident technique.Le dispositif s’adresse toujours aux chômeurs primo-demandeurs d’emploi, de nationalité algérienne et résidant en Algérie, âgés de 19 à 40 ans. Le candidat ne doit disposer d’aucun revenu, pas plus que son conjoint, être en règle avec le service national et ne suivre aucune formation ni études supérieures. Il ne doit pas non plus avoir bénéficié d’un autre dispositif public d’aide. Les détenus qui ont purgé leur peine et n’ont aucun revenu peuvent également y prétendre. La demande commence par une préinscription sur la plateforme Minha, suivie d’un rendez-vous pour l’étude du dossier à l’antenne locale de l’emploi.
Côté pièges, cinq erreurs reviennent le plus souvent. La première est d’oublier la validation semestrielle. Viennent ensuite le fait d’ignorer une convocation de l’ANEM, de refuser ou d’abandonner une formation proposée, et de taire un revenu, y compris celui du conjoint. Dernière règle, et pas la plus anodine, un seul refus d’une offre d’emploi correspondant à ses qualifications suffit désormais à couper l’allocation, là où deux étaient auparavant nécessaires. Toute fausse déclaration entraîne l’arrêt des versements, le remboursement des sommes perçues à tort et possiblement des poursuites pénales.
Côté durée, un nouveau bénéficiaire perçoit l’allocation pendant un an, renouvelable une seule fois, soit deux ans au maximum, à condition de respecter ses obligations. Les personnes déjà inscrites bénéficient d’une année de plus. Celles qui comptent au moins 24 mois d’ancienneté l’obtiennent directement, les autres après avoir épuisé le reste de leurs deux ans. Les formations qualifiantes, comme le programme «Sanaâ 2», ou les aides à la création d’activité permettent de préparer la sortie du dispositif. Pendant une formation, l’allocation continue d’être versée.
R. N.
Allocation chômage à 18 000 DA : un oubli de six mois peut vous coûter vos versements
