A Alger, les récents propos du procureur national anti-terroriste de la France, Olivier Christen, sur l’Algérie, ne passent pas. Après le ministère des Affaires étrangères qui, c’est de la chambre Haute du Parlement que vient la sanglante réponse. Le Sénat a dénoncé, hier, une irresponsable dérive du magistrat Olivier Christen.
«Le bureau élargi du Conseil de la nation a fermement condamné la dérive irresponsable et inacceptable
du procureur antiterroriste français».
Pour le Bureau du Sénat que préside Azouz Nasri, il s’agit d’une «nouvelle descente dans le bourbier des déclarations confuses, une impulsion inappropriée et une régression marquée dans les relations entre les deux pays, de la part de ceux qui s’autoproclament gardiens du destin du peuple français».
Ces derniers lancent des propos qui «flattent les caprices» de la population, reflétant ainsi «un déclin du discours de certains responsables français et une peur morbide de l’Algérie», a soutenu le Sénat.
Une réplique qui replace les propos du procureur national anti-terroriste de la France, et la réduit à son simple caractère populiste qui vise le courant de l’extrême droite, désormais aux portes du pouvoir dans ce pays qui s’autoproclame honteusement terre des droits de l’homme !
Pour rappel, sur Franceinfo, Olivier Christen a fait état de l’ouverture de huit enquêtes pour terrorisme d’État. Trois procédures concernent l’Iran, tandis que cinq autres visent principalement la Russie et l’Algérie (Sic) ! Ces pays, a-t-il déclaré, ne cibleraient pas directement la population française, mais «ce sont plutôt ces pays étrangers qui vont davantage s’en prendre à leurs opposants sur le territoire», a-t-il ajouté. Une imposture tirée par le cheveux rien que pour chercher encore la petite bête à Alger, avec qui pourtant, Paris venait à peine de reprendre langue pour des pourparlers sur diverses questions liées à la sécurité, à l’immigration et à la coopération économique, à la faveur de la dernière visite du ministre
de l’intérieur Laurent Nuñez en Algérie. Avant la réponse de Azouz Nasri et son bureau du Sénat, une source autorisée du ministère des Affaires étrangères avait déclaré à l’APS que «le procureur national anti-terroriste de la France a, de manière désinvolte, inconsidérée et irresponsable, fait mention de l’Algérie au titre de procédures ouvertes pour terrorisme d’état».
«Une telle accusation injustifiée ne peut naturellement susciter qu’indignation et mépris», avait ajouté la même source, concluant : «ce propos est condamnable pour ce qui l’est : une vaine agression contre un pays, l’Algérie, qu’un contexte français délétère érige en bouc émissaire et en dérivatif à tous les défis qui assaillent la France et qui peine à les relever».
En d’autres termes, les responsables français qui cherchent à faire de l’Algérie un sujet de campagne, peuvent continuer à le faire, mais sans penser un instant qu’ils parviendront à ébranler la cohésion des Algériens et leur attachement à la souveraineté du pays. Balayez devant vous car l’Algérie est… propre.
Farid B.
Propos du magistrat français Olivier Christen sur l’Algérie: La ferme réplique du Sénat

