Une nouvelle ère s’ouvre pour la protection des œuvres artistiques en Algérie. Une convention de coopération a été solennellement signée entre l’Office national des droits d’auteur et des droits voisins (ONDA) et l’Office national de la culture et de l’information (ONCI), marquant une avancée significative dans la reconnaissance et la valorisation du travail des créateurs algériens .
La cérémonie, qui s’est déroulée en présence des cadres des deux institutions, a réuni les directeurs généraux Samir Thaalbi (ONDA) et Abdallah Bouguendoura (ONCI), scellant ainsi une alliance stratégique pour l’avenir culturel du pays.
Cette convention établit un pont entre la gestion des droits d’auteur et la diffusion culturelle.
Désormais, l’ONCI pourra puiser dans le répertoire des œuvres protégées pour animer ses spectacles et manifestations culturelles, mais dans un cadre désormais clair et légal .
Le texte prévoit des mécanismes précis qui sécurisent à la fois les diffuseurs et les créateurs. Il détermine le champ et la durée de l’exploitation autorisée, définit la nature des utilisations permises et fixe les redevances dues en contrepartie . Fini le temps où les œuvres pouvaient être utilisées sans contrepartie équitable pour leurs auteurs.
Au-delà de l’aspect administratif, cette convention porte une ambition plus haute : ancrer durablement la culture du respect de la propriété littéraire et artistique dans les pratiques institutionnelles et, par ricochet, dans la société algérienne . Pour les artistes, écrivains, musiciens et cinéastes, c’est la garantie que leur travail sera protégé et justement rémunéré lorsqu’il sera diffusé lors de manifestations publiques.
Pour l’ONCI, c’est la possibilité de bâtir une programmation culturelle riche et diversifiée en toute légalité. Pour l’ONDA, c’est l’accomplissement de sa mission de gardien des droits des créateurs. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation du secteur culturel algérien. En établissant un cadre juridique organisé, elle pose les fondations d’un écosystème où création rime avec protection, et où diffusion rime avec respect des droits .
À terme, c’est toute la chaîne de valeur culturelle qui sort renforcée : les créateurs, mieux protégés, peuvent continuer à produire ; les diffuseurs, sécurisés, peuvent programmer plus sereinement ; et le public, lui, peut profiter d’une offre culturelle toujours plus riche, fruit d’un équilibre retrouvé entre ceux qui créent et ceux qui partagent. Cette convention illustre ainsi la volonté des institutions algériennes de bâtir un environnement culturel où la propriété intellectuelle n’est pas un obstacle mais un levier, au service du rayonnement de la création nationale.
Amina. S
Droits des créateurs:L’ONDA et l’ONCI unissent leurs forces pour protéger la création nationale
