Tragédie aérienne au Vietnam: 51 ans de mémoire

Le samedi marque le 51e anniversaire de la disparition tragique de 15 journalistes algériens, morts dans un accident d’avion alors qu’ils étaient en mission officielle pour couvrir la visite du défunt président Houari Boumediene au Vietnam. Ce drame, survenu le 8 mars 1974, reste gravé dans la mémoire collective comme un moment sombre de l’histoire médiatique algérienne. L’avion militaire vietnamien transportant les journalistes algériens, accompagnés de 9 confrères vietnamiens, s’est écrasé lors du dernier jour de la visite du président Boumediene. Après avoir décollé de l’aéroport international de Hanoi en direction d’un aéroport militaire situé à 60 km, l’appareil n’a pas pu atterrir en raison de la piste trop étroite. En tentant de redécoller, le pilote a heurté des arbres, provoquant un crash fatal qui n’a laissé aucun survivant. Mahieddine Amimour, chef de la délégation des journalistes algériens à l’époque et conseiller en communication du président Boumediene, a rappelé dans des déclarations à la presse la dignité avec laquelle le président avait accueilli cette tragédie.
En reconnaissance de cette tragédie, les autorités vietnamiennes ont érigé en l’an 2000 une stèle commémorative à Hanoi en hommage aux victimes. Une rue a également été baptisée en leur mémoire, témoignant de l’impact de cet événement sur les relations entre les deux pays. La délégation médiatique algérienne était composée de figures emblématiques du journalisme national, dont Ahmed Abdellatif et Mohamed Taleb (APS), Salah Dib, Abderrahmane Kahwadji, Mahmoud Midat, Mustapha Kaboub, Abdelkader Bouhmia, Mohamed Bekai, Laaredj Boutrif, Rabah Hannad et Sabti Mouaki (télévision algérienne), ainsi que Mohamed Sahraoui, Tayeb Harkat, Djilali Djedar et Mohamed Attalah, représentant d’autres médias. Leur contribution à la couverture médiatique de cette visite historique et leur sacrifice ultime restent un symbole de dévouement et de professionnalisme. Cinquante et un ans après cette tragédie, la mémoire des 15 journalistes algériens continue d’inspirer respect et admiration. Leur disparition rappelle les risques inhérents à la profession de journaliste, surtout en mission à l’étranger. Leur sacrifice, honoré aussi bien en Algérie qu’au Vietnam, reste un témoignage poignant de leur engagement envers la vérité et leur pays. En ce jour de commémoration, l’Algérie se souvient de ses héros médiatiques, dont le courage et le dévouement ont marqué l’histoire. Leur héritage perdure, rappelant à tous que le journalisme est bien plus qu’un métier : c’est une mission au service de la nation et de la vérité.
M.M

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