Sénatoriales: Les derniers réglages avant le grand rendez-vous

C’est la dernière ligne droite pour les candidats aux élections sénatoriales. Ces derniers n’ont plus que trois jours pour jouer leurs dernières cartes avant le verdict des urnes ce 9 mars. Les joutes de coulisses doivent se poursuivre jusqu’au bout, selon des sources au fait des campagnes électorales pour le renouvellement partiel des membres du Conseil de la nation. Les partis politiques s’activent pour opérer les derniers réglages avant le jour J. Le FFS organise dans la soirée d’aujourd’hui au siège national une rencontre consacrée à ces élections. La rencontre sera présidée par le Premier secrétaire national du parti, Youcef Aouchiche, lui-même membre du conseil de la nation. Et comme toujours, c’est le parti FLN, grâce à son réservoir d’élus locaux, qui a la chance de remporter les 58 postes électifs de sénateurs en jeu.
En effet, la langue des chiffres donne le FLN comme parti favori. Ils sont 426 candidats issus d’une vingtaine de partis en sus de ceux indépendants à voir leurs dossiers de candidature aux élections sénatoriales acceptés. 202 candidats sont issus des assemblées populaires de wilayas et 224 sont issus des assemblées populaires communales. Pas moins de 177 candidats se présentent en indépendants alors que le reste, soit 249 candidats (58,45%) représentent les partis politiques.
Le parti FLN vient en tête de ces partis en présentant des candidats au niveau de 56 wilayas alors que son poursuivant direct, le RND, n’est en lice que dans 43 wilayas. Le MSP a présenté 37 candidats, le front el Moustakbal 35 candidats, le mouvement el Binaa 31 candidats. Il faut souligner que le collège électoral est composé de 27 241 grands électeurs dont 2350 membres des APW (8,63%) et 24891 membres des APC (91,37%). Le vote devra se dérouler au niveau de 101 bureaux de vote dont une wilaya détient 4 bureaux de vote et 24 autres avec 2 bureaux de vote.
Les sénateurs des nouvelles wilayas déboutés
Pour les élections sénatoriales de cette année, un problème s’est posé. Il s’agit des sénateurs représentants les 10 nouvelles wilayas du sud du pays à savoir Bordj Badji Mokhtar, In Salah, In Guezzam, El-Meghaïer, Touggourt, Beni Abbès, Timimoun, El-Menia, Ouled Djellal et Djanet.
Ces derniers sont à mi -mandat mais ils sont concernés par le renouvellement partiel, ce qui veut dire que 5 sénateurs doivent être remplacés en faisant un mandat de trois ans au lieu de six ans.
Pour exempter leurs wilayas du vote, ils ont saisi la Cour constitutionnelle. Ils ont brandi l’article 217 du code électoral selon lequel les deux tiers des membres du Conseil de la Nation sont élus pour un mandat d’une durée de six ans et que les membres élus sont renouvelés, par moitié, tous les trois (3) ans.
La Cour constitutionnelle a rejeté la requête des dix sénateurs, leur expliquant que les articles 91, alinéa 7, 121 et 122, alinéa 3, de la Constitution, confère au président de la République de convoquer le corps électoral en vue du renouvellement par moitié des membres élus du Conseil de la Nation .
Fateh H.

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