Des syndicats agréés du secteur de la santé ont adressé une lettre au Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, exprimant leur vive déception face aux récents statuts fondamentaux et régimes indemnitaires publiés. Dans cette missive consultée par la plateforme « Awras », les représentants syndicaux du SNPSP, SNAPSY, SAP, SABSP et SNAAMARSP exhortent le Chef de l’État à intervenir pour rétablir l’équité en faveur des travailleurs de la santé. Ces syndicats dénoncent la gestion du dossier par le ministère de la Santé, estimant que les nouvelles dispositions adoptées ne reflètent ni leurs aspirations légitimes ni les engagements exprimés par les autorités. Après une longue attente et des discussions de plus de trois ans avec la tutelle, les syndicats déplorent un « net recul par rapport aux promesses et engagements pris », en contradiction avec les directives fermes du Président tout au long du processus de révision des textes réglementaires. Dans leur lettre, les syndicats soulignent les sacrifices consentis par les travailleurs de la santé, qualifiés de « secteur stratégique et vital pour la nation ». Ils expriment leur amertume de voir que les nouveaux textes publiés au Journal officiel sont en total décalage avec les revendications qu’ils avaient pourtant réussi à faire accepter par la tutelle après de longues discussions.
Face à cette « déception générale » parmi les travailleurs du secteur de la santé, les syndicats n’ont d’autre choix que de se tourner vers le Président Tebboune, « en tant que premier magistrat du pays ». Ils espèrent ainsi que le Chef de l’État usera « de sa sagesse et de son autorité » pour rétablir l’équité en faveur de cette « armée au service de la nation ». Les syndicats de la santé attendent donc une intervention du Président pour un règlement juste et conforme aux engagements pris pour ce dossier crucial. Ils souhaitent une révision équitable des statuts et régimes indemnitaires, reconnaissant les efforts et les sacrifices consentis par les travailleurs de ce secteur essentiel pour le pays .
M.M.
