Pour des institutions plus fortes: L’Algérie renforce les prérogatives de l’ANIE

Dans le cadre des travaux de la conférence nationale sur les projets d’amendement technique de la Constitution et de la loi organique relative au régime électoral, organisé hier, une attention particulière a été portée à l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE).
Depuis sa création par la Constitution de 2020, l’ANIE est chargée de préparer, organiser, gérer et superviser l’ensemble des opérations électorales.
Cependant, son rôle en matière de contrôle restait jusqu’ici peu défini, ce qui a conduit à envisager un renforcement de ses prérogatives pour garantir des scrutins transparents et crédibles. L’objectif principal de cette réforme est de combler les lacunes existantes et de permettre à l’ANIE de superviser le processus
électoral dans toutes ses dimensions, depuis la convocation du corps électoral et la révision des listes jusqu’à la proclamation des résultats des élections et des référendums.
La préparation matérielle et logistique demeurera de la responsabilité de l’administration, tandis que les autres institutions et organes constitutionnels auront l’obligation d’apporter leur assistance à l’autorité pour assurer le bon déroulement du processus.
Le président a souligné, à plusieurs reprises, l’importance de consolider l’ANIE en tant qu’acquis démocratique. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de
l’article 184 de la Constitution, qui confie aux institutions de contrôle la mission de vérifier la conformité des actions législatives et réglementaires à la Loi fondamentale, ainsi que l’utilisation des moyens matériels et financiers publics.
Ainsi, le renforcement de l’ANIE s’inscrit dans une démarche de légalité et de transparence visant à garantir l’intégrité du processus électoral.
L’intérêt de cette réforme est double : il s’agit, d’une part, de sécuriser la tenue d’élections crédibles et transparentes et, d’autre part, de faire en sorte que les représentants élus bénéficient de la confiance des citoyens, tant au Parlement que dans les Assemblées populaires communales.
A. G.