Plus de 9 000 nouveaux postes ouverts: L’université algérienne entre expansion, excellence et souveraineté scientifique

L’année universitaire 2025–2026 s’ouvre sous le signe de l’ambition et de la consolidation pour le secteur de l’enseignement supérieur en Algérie. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a annoncé l’ouverture de 4 012 nouveaux postes pour le concours de doctorat, répartis entre les différentes spécialités et établissements du pays. Chaque université fixera librement la date de son concours, dont le lancement est prévu début octobre, avec un démarrage des parcours doctoraux dès novembre.
Cette dynamique s’inscrit dans une stratégie globale de renforcement des capacités humaines et scientifiques. En parallèle, 5 095 nouveaux postes ont été ouverts pour les études médicales, soit une hausse de 34 % par rapport à 2020, dont 480 réservés aux étudiants des wilayas du Sud, illustrant une volonté d’équité territoriale et d’inclusion. La procédure de candidature sera entièrement digitalisée, selon Abdeldjebbar Daoudi, conseiller du ministre chargé de l’information numérique, avec des réglementations renforcées pour garantir la transparence et l’égalité des chances. Le ministère a également octroyé 4 112 postes budgétaires pour le recrutement d’enseignants, répartis entre 2 941 enseignants-chercheurs, 719 enseignants hospitalo-universitaires, 156 chercheurs permanents et 185 chercheurs sous contrat, portant le nombre total d’enseignants à plus de 75 000. Cette expansion humaine s’accompagne d’un confort structurel inédit : 28 000 nouvelles places pédagogiques ont été réceptionnées, portant le total à près de 1,9 million, avec un excédent de 100 000 places.
Côté hébergement, 556 000 lits sont désormais disponibles grâce à l’entrée en service de 25 nouvelles résidences universitaires, générant un surplus de 100 000 lits. Les services associés, restauration, transport, activités culturelles et sportives, ont également été renforcés pour améliorer la qualité de vie étudiante.La rentrée a été officiellement lancée par le ministre Kamel Baddari à l’Université Ahmed-Ben-Yahia-El-Wancharissi de Tissemsilt, qui accueille cette année 8 300 étudiants, dont 1 880 nouveaux inscrits. De nouvelles spécialités y ont été introduites, telles que Entrepreneuriat et innovation, Intelligence artificielle, et Droit pénal et sciences criminelles, en phase avec les besoins du marché et les mutations technologiques. Lors de cette cérémonie, un hommage a été rendu au professeur Zebbar Djallel, directeur du laboratoire de génie mécanique, pour l’obtention d’un brevet d’invention. Le prix du Chercheur d’excellence a également été décerné, valorisant les efforts des enseignants-chercheurs. Le ministre a supervisé la signature d’accords de coopération entre l’université et l’Agence nationale de valorisation des résultats de la recherche scientifique, ainsi que la mise en service d’une annexe de l’École normale supérieure, qui accueille 121 nouveaux étudiants en formation pédagogique. Avec près de 2 millions d’étudiants inscrits cette année, dont 331 827 nouveaux, l’université algérienne affirme son rôle central dans la construction d’une nation savante, innovante et souveraine. Le cap est clair : investir dans l’intelligence, pour mieux préparer l’avenir .
Malik M.