Dans un élan de dynamisme et de volonté mutuelle de renforcer les liens, l’Union européenne cherche à insuffler un « nouvel élan » à sa coopération avec l’Algérie. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la révision de l’accord de partenariat entre les deux parties, un processus crucial qui ouvrira la voie à une nouvelle phase de collaboration fructueuse.Florian Armackora, chef du département « Afrique du Nord » à la direction générale du voisinage de la Commission européenne, a souligné l’engagement de l’UE à renforcer ce partenariat bilatéral dans le cadre du développement d’une « nouvelle Charte pour la Méditerranée ».
Cette initiative ambitieuse vise à redéfinir les contours de la coopération entre les deux rives de la Méditerranée, en tenant compte des défis actuels et des aspirations communes.Dans cette optique, une délégation européenne de haut niveau s’est rendue en Algérie du 27 au 29 janvier dernier. Composée de représentants des départements du voisinage, de l’énergie, des affaires intérieures, de la migration et des affaires étrangères, cette délégation avait pour mission d’examiner les priorités de coopération pour la période 2025-2027. Des réunions ont été organisées avec plusieurs ministères algériens autour de divers domaines stratégiques, tels que l’investissement, la facilitation du commerce, les énergies renouvelables, la migration, la culture et la création d’emplois.
De son côté, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a consacré la réunion du gouvernement à la mi-janvier au suivi des préparatifs liés à la révision de l’accord de partenariat avec l’UE.
En octobre dernier, le président avait annoncé l’intention de l’Algérie de revoir cet accord dès 2025, soulignant que cette démarche était « nécessaire » et qu’elle se ferait avec « souplesse et dans un esprit amical », sans confrontation. Tebboune a réaffirmé la volonté de l’Algérie de maintenir des relations normales avec l’ensemble des pays de l’Union européenne, y compris la France. Sur un autre plan, le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ahmed Attaf, a reçu un appel téléphonique de la commissaire européenne chargée de la Méditerranée, Dubravka Šuica. L’entretien a porté sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun, notamment la sécurité, le développement et la stabilité dans l’espace euro-méditerranéen, témoignant de la volonté des deux parties de renforcer leur dialogue et leur coopération sur des enjeux cruciaux.Le partenariat entre l’Algérie et l’UE remonte à plus de 20 ans, avec la signature de l’accord en avril 2002 en Espagne et son entrée en vigueur en septembre 2005. Depuis lors, les échanges commerciaux entre les deux parties ont connu une croissance significative, atteignant environ 27,4 milliards d’euros au cours des sept premiers mois de l’année dernière, selon les statistiques d’Eurostat .
Farid B.
L’UE et l’Algérie : Une nouvelle ère de coopération renforcée
