La campagne de récolte de maïs et de tournesol, entamée depuis quelques semaines dans le grand sud algérien, affiche déjà des résultats remarquables, selon Mme Hanane Labiad, Directrice centrale au ministère de l’Agriculture. Lors de son passage sur la Radio algérienne, elle s’est félicitée du déroulement de cette opération qu’elle a officiellement lancée depuis Timimoune.
Bien que récente et encore peu répandue dans le paysage agricole algérien, la culture du maïs semble marquer des progrès significatifs. Mme Labiad a souligné la performance d’un opérateur privé ayant atteint un rendement exceptionnel de 115 quintaux par hectare, tandis que la moyenne actuelle varie entre 50 et 90 quintaux.
Ces résultats reflètent non seulement l’engagement des agriculteurs, mais également les efforts déployés par l’État pour soutenir cette activité en subventionnant les semences importées et en adaptant les variétés aux sols locaux.Un objectif ambitieux a été fixé : atteindre une production couvrant 220 000 hectares d’ici 2028. La campagne actuelle, qui se poursuit jusqu’en février prochain, devrait permettre la récolte des semis sur 16 000 hectares répartis entre Adrar, Timimoune et Ouargla.
En parallèle, des efforts sont engagés pour étendre progressivement cette culture à d’autres régions, avec notamment une prévision de 30 000 hectares de maïs gras pour 2025, dont une partie au nord du pays.
Concernant les perspectives commerciales, la question de l’écoulement des récoltes, notamment du soja, du colza et du maïs gras, a été prise en charge. Les agriculteurs ont désormais la liberté de vendre leur production à l’office public ou à des opérateurs privés, avec un soutien financier de l’État.
À titre d’exemple, le maïs gras est proposé à 5 000 DA le quintal, un prix subventionné bien en deçà de sa valeur réelle. Les oléagineux bénéficient également de prix conventionnés, fixes et attractifs pour soutenir leur production locale face à une concurrence internationale souvent fluctuante.Avec ces initiatives, le gouvernement affirme sa volonté de renforcer l’agriculture dans le sud du pays tout en réduisant la dépendance aux importations. Cette stratégie témoigne d’une dynamique positive, où innovation et accompagnement se conjuguent pour développer durablement le secteur agricole algérien .
Lotfi.C.
La récolte de maïs et de tournesol : Un début prometteur dans le Grand Sud
