Golfe Persique : et si l’Iran jouait à «l’Ukraine à l’envers» ?

Imaginez la scène : États-Unis et alliés coincés dans un bourbier au Golfe Persique, tandis que l’Iran, dopé par la Russie et la Chine, répare ses drones et missiles aussi vite qu’il en perd.
Selon Policy Tensor, même si l’Amérique détruisait la moitié de ses installations, Téhéran pourrait continuer à lancer des attaques pendant des mois.
Quatre mois, c’est long, surtout quand ça menace le pétrole mondial et fait flamber les prix. Le hic : les drones iraniens coûtent quelques dizaines de milliers de dollars, les missiles Patriot pour les intercepter plusieurs millions chacun. économie de guerre 101 : vous envoyez des centaines de drones, eux dépensent des fortunes pour les abattre.
Pendant ce temps, les bases aériennes US, visiblement touchées, ne peuvent plus faire décoller leurs missions à plein régime. Même un porte-avions supplémentaire ressemble à un jouet face à cette machine de guerre low-cost.
Et ce n’est pas tout : si le détroit d’Ormuz se bloque, c’est le prix du pétrole qui s’envole, la production mondiale qui tremble, et l’inflation qui fait un marathon.
Géopolitiquement, les alliés du Golfe pourraient commencer à lorgner vers Moscou et Pékin.
Et attention, la folie nucléaire pourrait suivre : «si l’Iran peut, pourquoi pas nous ?» pensent déjà certains voisins. Bref, si personne ne pose rapidement sa tasse de café et ne discute autour d’une table, le conflit pourrait transformer le Moyen-Orient en un gigantesque champ de manœuvres, avec des factures salées pour le reste du monde. Mais chut… certains stratèges semblent adorer ce scénario «Ukraine inversée».
N. C.