La bande de Ghaza traverse une crise sanitaire et humanitaire d’une ampleur dramatique. Plus de 16 000 patients, dont des milliers d’enfants, attendent toujours d’être évacués vers des structures capables de leur offrir les soins vitaux qu’ils ne peuvent recevoir sur place.
Les restrictions imposées à l’entrée de l’aide humanitaire aggravent la situation et menacent l’effondrement total du système de santé. Selon l’Organisation mondiale de la santé, plus de 10 600 personnes ont pu être transférées, mais le ministère de la Santé de Ghaza rapporte qu’au moins 1 092 malades sont morts faute d’évacuation entre juillet 2024 et novembre 2025.
Ce chiffre, déjà alarmant, pourrait être bien en dessous de la réalité. Malgré l’annonce d’un cessez-le-feu, les bombardements continuent de frapper la population, compliquant les opérations de secours et provoquant de nouvelles victimes.
Des familles entières, privées de logement, se réfugient dans des bâtiments endommagés qui s’effondrent parfois sous les intempéries.
Face à cette catastrophe humanitaire, l’ONU appelle à la levée immédiate des restrictions afin de permettre l’entrée de médicaments, de matériel médical et de fournitures d’abri.
La population palestinienne de Ghaza a un besoin urgent de solidarité internationale pour sauver des vies, garantir l’accès aux soins et rétablir un minimum de dignité humaine. Au-delà de l’urgence médicale, la population de Ghaza subit une privation systématique de ses droits fondamentaux.
Le blocus et les restrictions imposées empêchent non seulement l’accès aux soins, mais aussi à l’eau potable, à l’électricité et aux denrées essentielles.
Cette politique de siège transforme chaque jour en une lutte pour la survie, où les malades, les enfants et les personnes âgées sont les premières victimes.
La communauté internationale ne peut rester silencieuse face à cette injustice qui nie aux Palestiniens leur dignité et leur droit à la vie.
M. M.
Ghaza:Un peuple privé de soins face à l’urgence humanitaire
