L’expansion coloniale accélère l’étouffement de la Palestine: La Cisjordanie en péril

L’autorité israélienne en charge des colonies en Cisjordanie occupée a donné son feu vert à une nouvelle vague d’expansion coloniale massive, en contradiction flagrante avec le droit international et malgré les condamnations répétées de la communauté internationale.
Dans le nord de la Cisjordanie, près de Jénine, un projet vise à ressusciter l’ancienne colonie de Sanur, évacuée en 2005.
Le plan prévoit l’établissement de 126 nouvelles unités de peuplement, accompagnées d’infrastructures commerciales, éducatives et routières, visant à ancrer durablement cette présence.
Cette initiative illustre une stratégie plus large de réimplantation et de consolidation territoriale dans des zones précédemment démantelées.
Simultanément, une décision d’une ampleur inédite a été annoncée pour la colonie de Beit El, à proximité de Ramallah. L’objectif affiché est la construction de 1 200 unités supplémentaires.
Pour les observateurs palestiniens, cette annonce ne constitue pas un fait isolé, mais le dernier maillon d’une politique délibérée visant à créer une barrière physique et démographique au cœur de la Cisjordanie. Son but principal serait d’isoler définitivement Jérusalem-Est et d’asphyxier les centres urbains palestiniens, en morcelant leur continuité territoriale et en rendant toute possibilité d’un État viable impossible. Cette accélération de la colonisation s’accompagne de méthodes systématiques pour vider de sa substance la présence palestinienne.
Des milliers de dunams de terres agricoles sont confisqués, leurs propriétaires expulsés par la force, tandis que des communautés bédouines entières sont déplacées. Ces actions, menées en toute impunité, sont dénoncées comme une forme de nettoyage ethnique progressif et de judaïsation forcée du territoire. Parallèlement, une violence quotidienne est exercée par des colons armés, avec une intensité et une organisation croissantes.
Ces actes – incendies de récoltes, destructions de biens, agressions physiques – ne sont plus présentés comme des «frictions» sporadiques, mais comme une campagne terroriste coordonnée.
Ils se déroulent sous la protection, voire avec la complicité passive ou active, des forces de sécurité israéliennes, créant un climat de terreur destiné à pousser les Palestiniens à l’exil. Cette offensive multiforme en Cisjordanie ne peut être dissociée de l’agression contre Ghaza. Elle participe d’une même stratégie : fragmenter, étouffer et finalement éradiquer la présence palestinienne sur l’ensemble de sa terre historique. Alors que le monde a les yeux rivés sur l’enfer de Ghaza, la Cisjordanie subit une annexion silencieuse et violente, qui scelle l’avenir de la région dans l’injustice et l’oppression.
La communauté internationale, par son inaction, se rend complice de cette tragédie en temps réel.
Malik M.