Le chef des affaires humanitaires de l’ONU, Tom Fletcher, a dénoncé avec force, mardi devant le Conseil de sécurité, les conditions inhumaines imposées délibérément par l’entité sioniste aux civils palestiniens dans les territoires occupés, en particulier à Ghaza.
Il a mis en garde contre une famine imminente et un effondrement total des conditions de survie dans l’enclave assiégée.« Aucune aide humanitaire — ni nourriture, ni médicaments, ni eau — n’a été autorisée à entrer depuis plus de dix semaines, tandis que plus de deux millions de personnes sont confinées dans des zones toujours plus réduites », a-t-il alerté. Les hôpitaux restants sont dépassés, et la population fait face à une détresse humanitaire sans précédent.Fletcher a interpellé les membres du Conseil de sécurité : « Allons-nous agir pour faire respecter le droit international humanitaire, ou devrons-nous expliquer un jour pourquoi nous avons laissé faire ces atrocités ? »La directrice du bureau new-yorkais de la FAO, Angelica Jacome, a elle aussi tiré la sonnette d’alarme :
71 % des enfants de moins de cinq ans à Ghaza risquent de souffrir de malnutrition aiguë d’ici avril 2026. Le risque de famine généralisée est désormais qualifié d’« imminent » .
Farid B.
Gaza au bord du gouffre :L’ONU dénonce une crise humanitaire orchestrée
