Face à la guerre au Moyen-Orient, le G8 de l’organisation augmente la production:L’OPEP+ ouvre les vannes

Les pays de l’OPEP+ ont décidé d’une augmentation significative de leurs quotas de production de pétrole, de l’ordre de 260 000 barils par jour pour le mois d’avril prochain.
Un volume supérieur aux prévisions faites le week-end dernier qui tournaient autour de 137 000 barils par jour. Un changement qui s’explique par la guerre au Moyen-Orient, laquelle affecte directement les routes d’acheminement du brut.
Pour l’Algérie qui a pris par, hier, à la réunion de coordination des huit pays signataires de la Déclaration de coopération (OPEP+) et appliquant des ajustements volontaires de leur production, à travers Mohamed Arkab, l’augmentation sera de 6 000 barils par jour au cours du moins d’avril, précise le ministère des Hydrocarbures et des Mines.
En plus de l’Algérie, le groupe des 8 comprend l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l’Irak, le Kazakhstan, le Koweït, Oman et la Russie. Après des consultations approfondies et constructives sur les perspectives à court terme du marché pétrolier mondial, dans un contexte économique qui demeure incertain mais qui montre des signes encourageants d’amélioration progressive, les ministres de ces pays «ont noté que le ralentissement actuel de la demande, principalement lié à des facteurs saisonniers, devrait s’atténuer progressivement, ouvrant la voie à une reprise graduelle de la consommation dans les prochains mois».
C’est pourquoi ils ont collectivement décidé d’augmenter la production de 206 000 barils par jour en avril, tout en réaffirmant leur engagement à poursuivre des consultations régulières et à œuvrer de manière responsable, coordonnée et proactive pour garantir la stabilité et l’équilibre du marché pétrolier mondial. Bien avant les bombardements américano-israelien contre l’Iran, le cours du baril de Brent, référence internationale de l’or noir, avait déjà intégré une prime de risque géopolitique croissante pour s’afficher à plus de 72 dollars. Il pourrait donc grimper très fortement dès l’ouverture des marchés, prédisent les experts. D’ailleurs, les prix pourraient grimper au-delà des 120 dollars au cas où la guerre se prolonge avec un embrasement régional et des ruptures d’approvisionnements.
En attendant, une autre augmentation de la production pourrait être envisagée, les huit pays s’étant donnés rendez-vous pour une autre réunion le 5 avril 2026.
Farid B.