Dans une démarche audacieuse visant à redynamiser son secteur énergétique clé, l’Algérie a franchi une étape décisive cette semaine avec le lancement officiel de l’appel à la concurrence international « Algeria Bid Round 2024 ». Cet événement d’envergure, présidé par le ministre d’État Mohamed Arkab à Alger, marque la première initiative majeure d’attraction des investissements étrangers dans le domaine pétrolier et gazier depuis 2014. Sous les regards attentifs des plus hautes autorités du secteur, dont la secrétaire d’État Karima Tafer et le PDG de Sonatrach Rachid Hachichi, l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT) a procédé à l’ouverture solennelle des offres déposées par des compagnies pétrolières de renommée internationale.
Ces sociétés, issues de divers horizons, ont eu l’opportunité d’accéder aux précieuses données techniques relatives aux six zones d’exploration mises en jeu, réparties sur l’ensemble du territoire national.Parmi les zones convoitées figurent les prometteurs gisements d’El M’zaid El Kebir, Ahara, Reggane, Zerafa, Toual et Guern El Guessa, disséminés dans les wilayas de Ouargla, Ghardaïa, El-Meniaa, Illizi, Adrar, In Salah, Bechar, Beni Abbès, El Bayadh et Timimoun.
Ces vastes étendues recèlent un potentiel énergétique considérable, susceptible d’insuffler une nouvelle dynamique à l’industrie pétrolière et gazière algérienne. En ouvrant grandes les portes à l’investissement étranger dans ce secteur névralgique, l’Algérie démontre sa détermination à valoriser pleinement ses ressources naturelles stratégiques et à consolider son statut de puissance énergétique incontournable sur la scène régionale et mondiale. Les retombées de cet appel d’offres seront scrutées de près, tant par les acteurs économiques que par les observateurs internationaux, dans l’attente d’une relance vigoureuse de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures algériens .
Farid B.
