La coupure d’internet lors des épreuves du baccalauréat demeure indispensable afin de préserver la crédibilité de cet examen crucial d’accès à l’enseignement supérieur. Ce qui est devenu une tradition depuis quelques années, bien que ce soit au détriment de certains opérateurs qui se plaignent de la coupure, est pour le ministre de l’Education nationale «une nécessité absolue».
Mohamed Seghir Saâdaoui, interrogé, hier au premier jour du Bac session juin 2025, sur la mesure, a expliqué que son département n’a toujours pas trouvé de meilleurs moyens pour prévenir la fraude et ma fuite des sujets notamment sur les réseaux sociaux. « Nous travaillons actuellement sur le dossier de l’intégrité des examens en essayons de trouver des alternatives », a-t-il déclaré à Alger, après avoir donné le coup d’envoi des épreuves à partir du Lycée El Idrissi. En attendant, le ministère a comme souci et « priorité absolue » la préservation de la transparence et de la crédibilité du bac, car «nous ne permettons aucune atteinte et nous ne tolérons aucune forme de fraude», a ajouté Saâdaoui.
« La coupure d’internet se pose jusqu’à présent comme l’un des moyens efficaces » contre le phénomène de fraude et de fuite des sujets, a admis le ministre de l’Education nationale, assurant que « dès que d’autres solutions auraient prouvé leur efficacités, elles seraient immédiatement appliquées pour ne pas impacter des services publics et privés », à l’image des opérateurs économiques qui se plaignent de cette mesure. Sur le même sujet, invité du matin sur les ondes de la chaîne I de la Radio nationale, le directeur général de l’enseignement au ministère de l’Éducation nationale, Kacem Djehlane, a affirmé que « la probabilité de fuite (des sujets, NDLR) était quasiment nulle, grâce aux mesures rigoureuses mises en place par le ministère ». Des mesures mises en œuvre en coordination avec l’Office national des examens et concours (ONEC) et d’autres institutions de différents secteurs.
Pour rappel, 878.857 passent l’examen du baccalauréat cette année, à travers 2964 centres répartis sur l’ensemble du territoire national. Les épreuves entamées, hier, se poursuivront jusqu’au jeudi 19 du mois en cours, sous la supervision de plus de 300 000 encadreurs. Comparativement aux années précédentes, cette session enregistre une hausse sensible du nombre des candidats libres, puisqu’ils sont 330612 à passer l’examen. Lors de la précédente session (2024), le taux national de réussite a atteint 58,28%, avec un bon qualitatif par rapport à celle de 2023 où l’on a enregistré un taux de réussite de 50,61% .
Farid B.
Coupure d’internet durant le bac: «Une nécessité absolue»
