Le Mouvement de dynamisme des Algériens en France (MOUDAF) a vivement réagi, lundi 6 avril, aux propos tenus par le procureur du Parquet national antiterroriste, Olivier Christine.
Ce dernier avait évoqué, dans le cadre d’enquêtes en cours, des actes qualifiés de «terrorisme d’État», mentionnant indirectement l’Algérie. Dans un communiqué cinglant, le MOUDAF souligne qu’«aucune preuve n’a été rendue publique, aucune accusation formelle n’a été portée, et aucune responsabilité légale n’a été établie». Pour le mouvement, associer l’Algérie à de telles qualifications, en l’absence du moindre élément tangible, constitue «une grave violation de son image et une inquiétante déviation du discours institutionnel». Il rappelle que l’Algérie «a payé un lourd tribut dans sa lutte contre le terrorisme» et qu’elle demeure un acteur majeur de la stabilité de la région et de la sécurité internationale».
Tenter de la lier, fût-ce indirectement, aux pratiques du terrorisme d’État est jugé «historiquement injuste et politiquement irresponsable». Le MOUDAF met également en garde contre les conséquences néfastes de telles déclarations, notamment «le risque de confusion qui pourrait viser les Algériens en France, créer un état de suspicion injustifiée et saper la coexistence». Il insiste sur le rôle positif de la communauté algérienne établie dans l’Hexagone, qu’il qualifie de «force contributrice, une responsabilité et un pont entre les peuples», rejetant avec force toute logique de «soupçon infamant et raciste».
R. N.
Algérie diffamée :Le MOUDAF dénonce

