Aéroport d’Alger: L’allocation touristique désormais accessible en deux minutes

Dans une déclaration faite le samedi 9 août, Mokhtar Saïd Mediouni, PDG de la Société de Gestion des Services et Infrastructures Aéroportuaires d’Alger (SGSIA), a mis en lumière les avancées majeures dans le traitement de l’allocation touristique au niveau de l’aéroport international Houari Boumédiène. Depuis l’entrée en vigueur du nouveau droit de change au taux officiel le 20 juillet, les voyageurs algériens peuvent bénéficier d’une allocation annuelle de 750 euros (300 euros pour les mineurs), octroyée dans des conditions qu’il qualifie de « fluides et modernes ».
« Depuis son lancement, l’attribution de l’allocation touristique se déroule dans de bonnes conditions. Le processus est plus fluide que l’ancienne allocation », a affirmé le PDG, soulignant la transformation du service bancaire au sein de l’aéroport. Deux agences de la Banque d’Algérie ont été déployées pour assurer cette opération : l’une dans l’aérogare internationale, l’autre dans celle des vols intérieurs. Ces structures, selon Mediouni, ont été « conçues selon des standards et des normes modernes », permettant un traitement rapide et efficace des demandes. Il précise que « l’opération ne prend pas de temps, environ deux minutes seulement par personne », ce qui représente une avancée significative par rapport aux procédures antérieures souvent jugées longues et contraignantes.

Un processus simplifié pour les voyageurs
Pour obtenir cette allocation, le voyageur doit déposer une demande auprès de l’une des douze banques autorisées, au moins trois jours ouvrés avant le départ. Le dossier doit être complet et accompagné du paiement en dinars de la somme autorisée. La remise en euros s’effectue le jour du voyage, directement au guichet de la Banque d’Algérie, sur présentation du reçu bancaire.
Ce système bénéficie particulièrement aux familles en vacances à l’étranger, mais aussi aux voyageurs de la Omra, que le PDG n’a pas oubliés :« Eux aussi ont droit à l’allocation touristique », a-t-il rappelé, insistant sur l’inclusivité du dispositif.

Des efforts pour rendre l’aéroport plus accessible
Au-delà du volet bancaire, Mokhtar Saïd Mediouni a également abordé la question des prix pratiqués à l’intérieur de l’aéroport, notamment pour des produits de première nécessité comme l’eau et le café. Malgré les efforts pour convaincre les commerçants de réduire leurs tarifs, les résultats restent mitigés.« J’ai proposé une baisse des loyers en échange d’une réduction des prix, mais les résultats ne sont pas visibles », a-t-il reconnu. Face à cette résistance, l’aéroport a opté pour une solution alternative : le renforcement du nombre de distributeurs automatiques.
« Comme vous pouvez le voir, nous avons développé les capacités des distributeurs automatiques dans le terminal des départs, à l’aérogare publique, et même au niveau des parkings », a-t-il déclaré.Ces appareils offrent aux voyageurs un accès à des produits à des prix « à la portée de tous », constituant une alternative plus abordable aux commerces traditionnels de l’aéroport.

Un tournant vers la modernité
L’ensemble de ces mesures s’inscrit dans une volonté affirmée de moderniser les services aéroportuaires et de répondre aux attentes des voyageurs algériens. En facilitant l’accès à l’allocation touristique et en améliorant l’offre commerciale, l’aéroport d’Alger se positionne comme un espace plus fonctionnel, plus rapide et plus respectueux du pouvoir d’achat.
Avec des agences bancaires performantes, un processus simplifié et des alternatives concrètes pour les achats courants, le PDG de la SGSIA trace une voie vers une gestion plus humaine et plus efficace des infrastructures aéroportuaires .

Farid B.