Après le président de la République du Niger, c’est au tour du chef de la transition au Mali, de frôler le sol d’Alger pour une visite officielle. Celle-ci doit être fixée par les canaux diplomatiques habituels.
Avant de repartir à destination de Bamako, après une visite d’un jour en Algérie, le Premier ministre malien, Abdoulaye Maiga, a affirmé que Assimi Goïta a bien accepté l’invitation du Président Abdelmadjid Tebboune. Dans une déclaration à l’issue de l’audience que lui a accordée le chef de l’Etat au palais d’El Mouradia, Maiga a indiqué avoir été porteur d’un message du Général d’armée Assimi Goïta, président de la Transition, chef de l’Etat du Mali, « à travers lequel il remercie son frère, son Excellence le Président Abdelmadjid Tebboune, pour l’invitation qu’il lui a adressée à effectuer une visite officielle en Algérie ».
Pour Goïta, cette invitation constituait « une marque d’affection et de considération à son endroit et à l’endroit du peuple malien frère », a ajouté le ‘’messager’’, soulignant que le chef de la Transition au Mali « a naturellement marqué son accord pour effectuer cette visite officielle en Algérie ».
« Inchallah, la date devant être fixée par les canaux diplomatiques habituels ».
Dans son message, le Président Assimi Goïta a rappelé, que « le constat a été fait clairement que l’Algérie et le Mali partagent la géographie », a ajouté Maiga, non sans rappeler dans ce contexte, la déclaration du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, selon laquelle « nous ne pouvons pas changer la réalité géographique, ni s’en éloigner ».
« Les deux nations sont condamnées à avancer ensemble et à œuvrer dans le sens de la prospérité des deux peuples », a-t-il admis, reconnaissant que le Président Tebboune lui a prodigué, lors de cette rencontre, de « sages conseils », et relevant que « l’histoire commune des deux pays constitue un acquis et un point de départ pour s’inscrire dans la marche de la modernité et du progrès ».
Avec cette annonce d’une visite de Goïta, le ciel est désormais dégagé entre Aller et Bamako, comme pour Niamey avec qui l’Algérie a initié plusieurs projets économiques et échanges, relevant le seuil du partenariat à des niveaux importants. Pour Ouagadougou, les visites pour échanges économiques avaient déjà été entamées.
Le reste est à venir. Ainsi, Alger aura réussi à ramener les trois pays du Sahel dans sa profondeur africaine, pour une région débarrassée de toutes les formes de domination et de terrorisme, comme l’a souligné Maiga. Après avoir évoqué les « défis multiformes » auxquels les deux pays sont confrontés, il a rappelé « la conviction partagée des dirigeants des deux pays de faire de la région un havre de paix, débarrassé de toute forme de néocolonialisme, d’hégémonie et de terrorisme, garantissant, ainsi, un développement durable au profit de ses peuples ».
Rassurant que le Mali ne ménagera, sous la direction du président Assimi Goïta, aucun effort pour « concrétiser cette vision partagée de nos deux leaders, pour l’intérêt de nos peuples », l’hôte de l’Algérie a hautement salué la position de Tebboune selon laquelle « l’Algérie ne s’engagera jamais dans les affaires intérieures du Mali et fera en sorte que le respect de la souveraineté des Etats constitue une des conditions fondamentales de cette vision partagée par les deux parties ». Une vision, a-t-il conclu, « prônée, également, par le Président du Niger, le Général d’armée Abdourahamane Tiani, et le président du Burkina Faso, M. Ibrahim Traoré, dans le cadre de l’Alliance des Etats du Sahel » .
Farid B.
