L’Algérie confirme son engagement en faveur de la coopération énergétique africaine à travers sa participation à la création de la Banque africaine de l’énergie, officiellement annoncée à Abuja, au Nigeria.
Cette nouvelle institution financière est le fruit d’une initiative conjointe de la Banque africaine d’import-export et de l’Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO), dont l’Algérie est membre fondateur.
Dotée d’un capital autorisé de 5 milliards de dollars, cette banque a pour objectif de financer les projets énergétiques et de renforcer les investissements dans l’ensemble du continent. Elle interviendra dans les différentes étapes de la chaîne de valeur du secteur, de l’exploration et de la production au transport, au traitement, au raffinage et à la distribution. La présence de l’Algérie dans cette initiative s’est notamment illustrée lors de l’assemblée générale constitutive, à laquelle a pris part le secrétaire général de l’APPO.
Cette participation témoigne de l’implication du pays dans les efforts visant à renforcer l’intégration énergétique africaine et à promouvoir les intérêts des producteurs du continent.
La nouvelle institution ambitionne de consolider les capacités de production africaines, de réduire la dépendance aux importations de produits pétroliers et de développer les échanges énergétiques entre les pays africains. Elle entend également mobiliser les ressources financières des gouvernements, des compagnies pétrolières nationales, des institutions financières et des investisseurs privés.
Le lancement de cette banque intervient dans un contexte où les besoins d’investissement de l’Afrique dans le secteur énergétique sont estimés à près de 200 milliards de dollars, selon l’APPO.
Elle devrait ainsi contribuer à combler le déficit de financement, soutenir les projets structurants et accompagner une transition énergétique adaptée aux réalités du continent. Créée en 1987 à l’initiative de l’Algérie et de plusieurs pays producteurs africains, l’APPO compte actuellement 18 États membres.
Elle œuvre à la coordination des politiques pétrolières et au renforcement de la coopération dans les domaines de l’exploration, de la production, du raffinage et du transfert de technologies
En outre cette institution ambitionne de renforcer le financement et le développement des ressources énergétiques africaines.
S. G.
Une nouvelle institution dotée d’un capital de 5 milliards de dollars : création de la banque africaine de l’énergie
