Environnement : l’expertise scientifique algérienne à l’étranger appelée à la rescousse

La mobilisation des compétences scientifiques algériennes établies à l’étranger s’invite au cœur des enjeux environnementaux nationaux. La ministre de l’Environnement et de la Qualité de la vie, Kaouter Krikou, a reçu samedi dernier, au siège de son département, le professeur Elias Zerhouni, coordinateur du Haut Conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger, accompagné de plusieurs membres du Conseil. Cette rencontre a permis d’examiner les possibilités de mettre l’expertise scientifique et technologique de cette communauté au service des projets environnementaux en Algérie, notamment face aux défis liés à la pollution, aux changements climatiques et à la préservation de la biodiversité.

Des projets à forte dimension technologique
Les discussions ont porté sur plusieurs projets structurants, parmi lesquels la valorisation des saumures, la dépollution des oueds et le développement de l’économie circulaire. Les deux parties ont également abordé les conséquences des changements climatiques sur les perspectives de développement et la nécessité d’intégrer les avancées scientifiques récentes dans les politiques environnementales.
L’objectif est de renforcer l’accompagnement technique des projets du secteur, d’améliorer leur
efficacité et de favoriser le transfert de connaissances et d’expériences acquises à l’étranger.

Un groupe de travail pour concrétiser la coopération
À l’issue des échanges, les deux parties ont convenu de mettre en place un groupe de travail chargé
d’assurer l’accompagnement technique du ministère dans la réalisation de ses projets.
Cette structure mobilisera les compétences disponibles au sein de la communauté scientifique nationale établie à l’étranger. De son côté, le professeur Elias Zerhouni a souligné l’importance de valoriser cette expertise nationale et de renforcer les passerelles entre les chercheurs établis à l’étranger et les institutions du pays. Une coopération qui pourrait contribuer à apporter des réponses scientifiques et technologiques aux défis environnementaux auxquels l’Algérie est confrontée.

A. G.