Déchets nucléaires du Sud : Paris refuse toujours de remettre les cartes d’enfouissement

L’armée algérienne a lancé dimanche 1er novembre la deuxième opération de dépollution du site d’essais souterrains de Béryl 2E, à In Ekker, dans la wilaya de Tamanrasset, en 6e Région militaire.
Les équipes retirent les déchets radioactifs en s’appuyant sur des compétences et des moyens entièrement nationaux, dans le prolongement des chantiers déjà engagés sur les anciens sites d’essais nucléaires français du Sud du pays. Dans un communiqué publié le même jour, le ministère de la Défense nationale précise que l’opération est supervisée par ses services, en coordination avec l’Agence nationale de réhabilitation des anciens sites des essais et explosions nucléaires français dans le Sud algérien, conformément aux normes nationales et internationales en vigueur.

Le texte met en cause la partie française, qu’il accuse d’esquiver sa responsabilité pénale et de refuser de remettre les registres et les cartes des sites où ces déchets ont été enfouis. Ces résidus, souligne le ministère, continuent de freiner le développement à In Ekker, dans la wilaya de Tamanrasset, comme à Reggane, dans la wilaya d’Adrar. Face à ce refus, les compétences nationales entendent procéder à l’assainissement complet des déchets nucléaires laissés par la puissance coloniale dans le Grand Sud, puis à la réhabilitation des zones concernées.

Le communiqué présente enfin l’opération comme complexe et comme un défi réel pour les équipes engagées, l’État ayant mobilisé pour elle l’ensemble de ses moyens humains et matériels.
Elle se déroule dans le respect strict des règles de sécurité, des protocoles et des normes internationales relatives à la délimitation des zones radioactives, à la collecte des déchets nucléaires et à leur stockage dans des conteneurs en béton prévus à cet effet.

Lotfi L.-E.