Abbas à Paris: Une Constitution en voie d’achèvement et Ghaza au cœur du projet d’État palestinien

En visite officielle à Paris, le président palestinien Mahmoud Abbas a annoncé mardi dernier, aux côtés du président français Emmanuel Macron, que la rédaction de la Constitution palestinienne, de la loi électorale et de la loi sur les partis politiques touchait à sa fin. Cette étape marque, selon lui, un tournant décisif vers l’organisation d’élections présidentielles et législatives dès la cessation des combats, et vers la consolidation des institutions de l’État palestinien.
Lors de cette conférence de presse conjointe à l’Élysée, M. Abbas a réaffirmé son engagement à mener les réformes promises par l’Autorité palestinienne et a appelé Israël à reconnaître l’État de Palestine.
Le président Macron, pour sa part, a insisté sur la nécessité de la solution à deux États pour garantir une stabilité durable dans la région. Il a annoncé la création d’un comité conjoint franco-palestinien chargé d’accompagner l’élaboration de la Constitution palestinienne et de soutenir la consolidation institutionnelle. Le président français a dénoncé la violence des colons et l’accélération des projets de colonisation en Cisjordanie, qualifiant ces pratiques de «ligne rouge» à laquelle la France et ses partenaires européens réagiront fermement.
Concernant Ghaza, Emmanuel Macron a souligné l’urgence du retour de l’Autorité palestinienne dans l’enclave, excluant tout rôle du Hamas dans sa gouvernance et appelant à sa démilitarisation. Mahmoud Abbas a confirmé cette position dans une interview au Figaro, affirmant que «le Hamas ne gouvernera pas Ghaza» et qu’il devra remettre toutes ses armes. Il a précisé que le mouvement pourrait se transformer en parti politique à condition de respecter les principes démocratiques et les obligations indispensables à la construction d’un État palestinien souverain.
Cette visite, la première depuis la reconnaissance française de l’État de Palestine en septembre, illustre la volonté de placer Ghaza au centre du projet national palestinien, en l’intégrant pleinement dans les institutions futures et en garantissant qu’une seule autorité légitime, celle de l’État palestinien, y exercera ses responsabilités.
Malik. M.