L’Iran est plongé dans l’incertitude, avec la confirmation de l’assassinat du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, et de plusieurs hauts responsables, au premier jour des attaques conjointes de Washington et de Tel-Aviv, contre plusieurs villes du pays.
L’assassinat du guide suprême a provoqué une onde de choc mondiale, avec augmentation des craintes quant à un embrasement général dans la région du Moyen-orient. La Chine et la Russie ont condamné fermement la mort de Khamenei. Les Iraniens, quant à eux, ont promis une riposte forte et la vengeance de leur chef. Selon l’agence iranienne Fars, Ali Khamenei a été tué dans son bureau. La fille, le gendre, la petite-fille et la belle-fille du Guide suprême iranien ont été également tués lors des frappes israéliennes, rapporte Al Jazeera.
«Le martyre du Guide suprême Ali Khamenei sera le point de départ d’un grand soulèvement contre les tyrans du monde», a déclaré le Haut conseil de sécurité iranien. Les Gardiens de la révolution iranienne ont promis de venger le guide suprême et la présidence a qualifié la mort de Khamenei de «crime majeur» qui «ne restera pas impuni».
Téhéran a confirmé également la mort du chef des Gardiens de la Révolution, Mohammad Pakpour, et d’Ali Shamkhani, proche conseiller du Guide.
Un deuil national de 40 jours et sept jours fériés ont été décrétés, alors que la guerre s’est poursuivie, hier, au deuxième jour, avec des frappes contre Téhéran. L’Iran a riposté en ciblant des bases militaires américaines dans la région, alors que le détroit d’Ormuz a été fermé.
Des sirènes d’alerte aérienne ont retenti et des explosions ont été entendues au-dessus de la ville de Tel-Aviv. Les tensions étaient toujours très vives hier.
Les conséquences de cette guerre sur le monde pourraient être très lourdes.
L’OPEP devait se réunir hier en réunion extraordinaire suite à la fermeture du détroit de d’Ormuz, sur fonds de craintes, et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) tiendra, aujourd’hui lundi, une réunion extraordinaire, à la demande de la Russie, suite à l’escalade militaire dans le Golfe. La mission permanente de la Russie a demandé à convoquer une session spéciale du Conseil des gouverneurs de l’AIEA sur des questions liées aux frappes contre le territoire iranien.
Téhéran dénonce un crime de guerre
Le Conseil de sécurité de l’ONU, pris de court, a tenu samedi dernier, une réunion d’urgence en vue d’examiner la situation au Moyen-Orient, après les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran.
Cette réunion s’est tenue sur fond d’escalade militaire et des appréhensions internationales quant à l’élargissement des hostilités dans d’autres régions et les répercussions de ces dernières sur la paix mondiale. Devant les membres de cette instance, l’Iran a dénoncé un «crime de guerre».
Pour sa part, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a condamné l’escalade militaire au Moyen-Orient après les frappes aériennes, appelant à une cessation «immédiate» des hostilités.
«Je condamne l’escalade militaire d’aujourd’hui au Moyen-Orient (…)», a déclaré Antonio Guterres dans un communiqué.
Appelant tous les membres de l’ONU à «respecter leurs obligations en vertu du droit international, y compris la Charte des Nations unies», il a souligné que «celle-ci interdit clairement la menace de recours à la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout état, ou de toute manière incompatible avec les buts de l’ONU »».
«J’appelle à une cessation immédiate des hostilités et à une désescalade», a-t-il ajouté, avertissant que «ne pas le faire risque de provoquer un conflit régional plus large avec de graves conséquences pour les civils et la stabilité régionale».
à cet égard, il a fortement encouragé toutes les parties à revenir immédiatement à la table des négociations, soulignant qu’«il n’existe pas d’alternative viable au règlement pacifique des différends
internationaux». Au Conseil de sécurité, le Secrétaire général a condamné les frappes contre l’Iran ainsi que les tirs iraniens visant plusieurs pays du Golfe.
Il a appelé à une désescalade immédiate et au respect du droit international.
Les intervenants ont souligné le risque d’un conflit régional aux conséquences humanitaires,économiques et sécuritaires majeures. Les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et la Grèce ont insisté sur l’interdiction pour l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire.
La Russie et la Chine ont dénoncé un recours à la force compromettant les négociations en cours. Les pays du Golfe ont mis en avant les atteintes à leur souveraineté.
Fateh H.
