Les Gardiens de la révolution iraniens ont ordonné l’arrêt de tout trafic commercial dans le détroit d’Ormuz, en représailles aux récentes frappes israélo-américaines.
Cette décision, qui menace de paralyser la principale artère énergétique de la planète, fait craindre une onde de choc immédiate sur les marchés mondiaux dès l’ouverture des échanges.
Le monde entier retient son souffle. Véritable goulet d’étranglement de l’économie mondiale, le détroit d’Ormuz, par lequel transitaient quotidiennement 17 millions de barils de brut et de condensats en 2025, est désormais sous blocus de fait.
Cette fermeture forcée, conséquence directe de l’escalade militaire, menace de déclencher une crise d’approvisionnement majeure. La dépendance de la région envers cette route maritime est presque totale.
Le Koweït, l’Irak et le Qatar voient ainsi la totalité de leurs exportations paralysées.
Si l’Arabie saoudite (6,6 millions de barils par jour) et les Émirats arabes unis (3,2 millions) pourraient théoriquement tenter de rediriger une partie de leurs flux via la mer Rouge ou le golfe d’Oman, cette réorientation logistique ne pourra compenser l’ampleur de la crise à court terme.
Les experts sont unanimes : si le blocus se maintient jusqu’à la réouverture des marchés aujourd’hui lundi, la flambée des prix sera brutale. Selon des économistes interrogés par Bloomberg, le baril de Brent pourrait franchir le seuil symbolique des 100 dollars, après avoir déjà bondi de 18% depuis le 31 décembre pour atteindre 73 dollars vendredi.
Mais le choc ne se limitera pas au prix de l’or noir. Le coût du fret maritime et, surtout, celui des primes d’assurance devraient exploser. Plus tôt dans la journée, les principaux assureurs maritimes ont d’ailleurs émis des avis de résiliation de contrats pour tout navire tentant de s’aventurer dans la zone, signe que le risque est désormais jugé trop élevé. L’économie mondiale entre dans une zone d’incertitude extrême n
Malik M.
Fermeture du détroit d’Ormuz: Le verrou stratégique du pétrole mondial se ferme, les marchés redoutent le choc pétrolier
