Bien que très minoritaire au sein du Conseil de la nation, le Front des forces socialistes (FFS), tient à faire entendre ses positions dans le strict respect de l’intérêt de la nation. Ses quatre sénateurs ont participé au vote des sept derniers projets de lois, concernant différents secteurs, et ont approuvé deux textes : celui relatif aux assurances sociales et la loi sur la retraite, en l’occurrence. Expliquant les raisons de ses choix, le parti affirme, dans une déclaration de son groupe parlementaire, avoir voté « pour » l’adoption desdits projets, «en soutien au système de protection sociale et pour garantir les droits des retraités et des travailleurs». Pour rappel, le FFS dispose de 4 sénateurs représentants les wilayas de Tizi-Ouzou et de Bejaia, dont le Premier secrétaire national, Youcef Aouchiche. Ces derniers se sont, toutefois, abstenus lors du vote de quatre projets de lois relatives aux Wakfs, à l’exploitation des plages, au Code de procédure pénale et à la mobilisation générale, évoquant des «réserves fondamentales quant au contenu et aux mécanismes proposés» dans les mêmes textes. Par ailleurs, le parti a voté « contre » le projet de loi relative aux activités minières, estimant que «la gestion des ressources naturelles, notamment minières, exige une vision nationale responsable qui consacre le principe de souveraineté et protège les droits des générations futures ». Exprimant ses craintes, le FFS constate que le projet «est dépourvu de mécanismes efficaces pour garantir la bonne gouvernance et la transparence, et ne pose pas les bases d’une valorisation juste et durable de ces ressources stratégiques ». C’est pourquoi, il plaide pour l’adoption d’«une politique rationnelle de gestion de la richesse nationale».
Quoi qu’il en soit, le vote des 4 sénateurs du FFS qui n’a pas influencé l’adoption de tous les textes en questions par la majorité, découle de « sa conviction » de la nécessité, dit-il, « de distinguer ce qui sert l’intérêt national et favorise la justice sociale, de ce qui (…) manque de transparence ». Affirmant enfin son « indéfectible engagement » à travers ses représentants au Conseil de la nation, «à défendre les droits socioéconomiques des citoyens » et son « attachement aux principes de démocratie, de justice et de transparence dans la gestion et la législation », le parti cher à feu Hocine Aït Ahmed, défend son statut de «force de proposition et d’opposition responsable». « La législation doit être la traduction concrète d’un nouveau pacte social qui reflète les aspirations des Algériennes et des Algériens, dans un contexte régional et international complexe qui nous impose, à tous, le consensus autour d’un contrat national qui renforce la nation et préserve son avenir », soutient le FFS qui défends ainsi ses idées au Sénat dans le strict respect de la démocratie et de la loi de la majorité, loin de l’invective et des attaques destructrices de la dynamique gouvernementale .
Farid B.
