C’est devenu son cauchemar. Le ministre de l’Intérieur français, Bruno Retailleau, ne rate plus aucune occasion pour s’en prendre à l’Algérie, usurpant le poste de ministre des Affaires étrangères et même de la police. Pour Retailleau, le seul problème de la France, embourbée dans des problèmes immenses, c’est l’Algérie. D’où son agitation maladive et ses attaques insidieuses contre le pays. Cette fois-ci, il profite de
l’attaque de Moulhouse, comme elles s’en produisent tous les jours en France, pour accuser l’Algérie de non-coopération, suite à cet acte qualifié de «terroriste» par les autorités françaises et dont l’auteur présumé est un Algérien de 37 ans qui faisait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Dans sa haine maladive envers l’Algérie, Retailleau a vite fait le lien entre le «refus», selon lui, des autorités algériennes de délivrer un laissez-passer pour expulser un immigré clandestin et un acte qui a coûté la vie à une personne à Mulhouse. Le ministre de l’Intérieur français trouve ainsi un nouveau prétexte pour solder ses comptes avec un pays qui refuse de céder à ses caprices. Bruno Retailleau semble oublier que l’Algérie est un pays indépendant et souverain.
Un pays qui a célébré, hier, l’anniversaire de la nationalisation de ses hydrocarbures, à peine neuf ans après son indépendance. C’est le 24 février 1971 que l’Algérie a pris le contrôle de ses richesses pétrolières et gazières, les retirant de la France. Mais dans sa folle campagne contre l’Algérie, Retailleau ne trouve pas que des alliés dans son propre pays. Il est désavoué par une partie de la classe politique française qui estime qu’il ne cesse d’outrepasser ses prérogatives lorsqu’il s’agit de traiter des relations algéro-françaises. Il a été recadré à nouveau par Jean-Noël Barrot, le ministre français des Affaires étrangères. Ce dernier a affirmé qu’il vaut mieux une «coopération exigeante» qu’un «rapport de force» stérile. «La diplomatie, c’est toute une palette d’outils. Ce qui nous intéresse, c’est la sécurité des Français, ce n’est pas le rapport de force pour le rapport de force», a-t-il répliqué, recadrant sèchement Retailleau.
Dans son cas, il y a une véritable obsession contre l’Algérie. La députée européenne de La France Insoumise (LFI) Manon Aubry a dénoncé « l’obsession xénophobe de Bruno Retailleau, qui vise à toujours monter le niveau de tension et à cibler les Algériens ». La parlementaire a particulièrement fustigé cette tendance à la généralisation et à l’amalgame à chaque acte terroriste ou délictuel.
« On jette l’opprobre sur l’ensemble des ressortissants algériens, l’ensemble des Franco-Algériens de notre pays qui vont se sentir une nouvelle fois visés alors qu’ils n’ont strictement rien à voir avec cet attentat terroriste », a-t-elle dénoncé sur France Info .
Fateh H.
Il s’attaque à nouveau à l’Algérie: Le dérapage de trop de Bruneau Retailleau
