Les informations qui circulaient depuis un certain temps sont désormais confirmées officiellement. Le roi Mohammed VI du Maroc souffre d’une leucémie lymphoïde chronique à un stade avancé. À l’âge de 61 ans, le souverain a entamé un traitement de chimiothérapie depuis trois mois. Après les célébrations de la Fête du Trône en juillet, il quittera le Royaume pour poursuivre ses soins à Paris, sans durée de séjour précisée, alimentant ainsi les spéculations et les inquiétudes dans les sphères politiques et diplomatiques.
Cette situation délicate laisse présager que le roi, qui gérait déjà le pays de manière distante, va désormais se consacrer principalement à sa santé, délaissant davantage la gestion des affaires de l’État. Cet état de fait ouvre la voie à une lutte de pouvoir acharnée, où tous les coups semblent désormais permis dans la course à la succession.Il est de notoriété publique que le Maroc est actuellement dirigé par des conseillers controversés, tels qu’Abdellatif Hammouchi, chef des services de renseignement, André Azoulay, conseiller influent, Fouad Ali El Himma, chef de cabinet du roi, ainsi que les frères Zaitar, figures troubles réputées proches du souverain.
Le prince héritier Moulay Hassan, dont le chauffeur et garde du corps a été retrouvé mort récemment dans des circonstances suspectes au palais, semble également être une cible potentielle dans cette guerre des clans pour le pouvoir.Alors que Mohammed VI s’apprête à s’installer durablement en France, où il possède deux châteaux acquis avec les richesses du peuple marocain et sahraoui, il est peu probable que la gestion du Royaume chérifien s’oriente vers plus d’orthodoxie.
D’autant plus que l’influence d’Israël semble se faire sentir dans cette transition délicate, le Maroc jouant apparemment le rôle d’avant-poste et de cheval de Troie en Afrique pour l’État hébreu.Une période mouvementée s’annonce donc pour le Royaume chérifien, avec de nombreux enjeux de pouvoir et d’influences à résoudre dans un contexte de succession rendu d’autant plus complexe par l’état de santé préoccupant du souverain.
Malik.M.
Une transition difficile en perspective :Le Roi du Maroc gravement malade
