un appel urgent à la conscience internationale; L’Algérie en première ligne face à l’agression sionsite contre le Qatar

L’Algérie a lancé un cri d’alarme et un appel solennel au Conseil de sécurité des Nations unies pour qu’il tienne une réunion d’urgence à la suite des frappes israéliennes sur Doha, capitale du Qatar. Cette attaque, survenue mardi dernier, a ciblé une délégation du mouvement Hamas venue discuter d’une proposition de cessez-le-feu à Ghaza, initiée par le président américain Donald Trump. Le bilan est lourd : cinq membres du Hamas ont été tués, ainsi qu’un agent de sécurité qatari.
C’est une première dans l’histoire récente du Moyen-Orient : Israël frappe un État du Golfe, franchissant une ligne rouge diplomatique et stratégique. Pour l’Algérie, cette agression constitue une violation flagrante du droit international et une menace directe à la stabilité régionale. Dans un communiqué ferme, le ministère algérien des Affaires étrangères a dénoncé une «agression brutale» et exprimé sa solidarité totale avec le Qatar, qualifiant l’acte israélien de provocation délibérée visant à embraser la région.
L’Algérie ne s’est pas contentée de condamner : elle a pris l’initiative diplomatique en coordination avec le Qatar pour saisir le Conseil de sécurité de l’ONU. Elle exige que la communauté internationale assume ses responsabilités et mette fin à l’impunité dont bénéficie Israël.
Pour Alger, cette escalade démontre une fois de plus que l’occupant israélien ne cherche pas la paix, mais la confrontation, en bafouant les principes fondamentaux du droit international et en méprisant les efforts de médiation. Le président américain Donald Trump, pourtant allié d’Israël, a exprimé publiquement son malaise face à cette attaque non concertée. «Je suis très mécontent», a-t-il déclaré, précisant que les États-Unis n’avaient pas été informés en amont de l’opération. Cette prise de distance, rare dans le discours américain, souligne l’ampleur du choc diplomatique provoqué par l’agression. L’Algérie, fidèle à sa tradition de soutien aux causes justes et à la souveraineté des États, se dresse aujourd’hui comme l’une des rares voix arabes à dénoncer sans détour les dérives israéliennes. Elle rappelle que le silence de la communauté internationale équivaut à une complicité passive dans les violations répétées du droit international. En appelant à une réunion d’urgence du Conseil de sécurité, Alger ne défend pas seulement le Qatar : elle défend le droit, la paix et la dignité des peuples .
Malik M.