Un mois et demi après les incendies qui ont ravagé forêts et récoltes dans plusieurs régions du pays, l’administration algérienne entre dans la dernière ligne droite.
Depuis mardi dernier, les services de plusieurs wilayas procèdent à la remise des décisions d’indemnisation aux familles et exploitants touchés par les feux de juillet, une opération censée s’achever avant le 31 août, conformément aux instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
Le ministère de l’Intérieur, qui a confirmé l’information aujourd’hui mercredi dans un communiqué, présente cette accélération comme une réponse directe à l’urgence sociale née de ces sinistres.
Les décisions remises aux bénéficiaires ne sont pas arbitraires, elles s’appuient sur les conclusions des expertises menées sur le terrain par les services compétents, chargés d’évaluer, parcelle par parcelle, l’ampleur des dégâts, qu’il s’agisse de surfaces forestières parties en fumée ou de cultures agricoles anéanties.
Au-delà de la mécanique administrative, c’est le calendrier qui donne à cette opération sa tonalité
particulière. En fixant une échéance ferme, le 31 août, la présidence transforme un dossier habituellement soumis aux lenteurs bureaucratiques en engagement chiffré et vérifiable.
Pour les sinistrés, cette célérité affichée doit se traduire concrètement, moins d’attente entre le sinistre et la réparation, à un moment où beaucoup ont tout perdu en quelques heures.
L’enjeu dépasse le seul geste financier. En resserrant les délais, les pouvoirs publics cherchent aussi à restaurer la confiance dans un mécanisme d’aide d’urgence régulièrement critiqué, par le passé, pour sa
lenteur. Reste à savoir si l’ensemble des wilayas concernées parviendra à boucler les versements dans les temps, et si les montants alloués seront jugés à la hauteur des pertes subies par les familles et les agriculteurs touchés .
Anais G.
Sinistrés des incendies de juillet : Le compte à rebours des indemnisations
