Le professeur Rachid Belhadj, invité récemment de l’émission « L’Invité du jour » sur la chaîne 3 de la Radio algérienne, a lancé un appel pressant en faveur d’une véritable politique publique destinée à revaloriser le statut des enseignants-chercheurs hospitalo-universitaires.
Il insiste sur la nécessité urgente de rétablir leurs droits, de développer certains services médicaux clés, et
surtout de stopper l’exode préoccupant des compétences médicales vers l’étranger.En tant que représentant syndical de cette élite du secteur de la santé, le professeur Belhadj reconnaît que des avancées ont été réalisées, mais il déplore que l’essentiel reste à faire. Il rappelle que partout dans le monde, le professeur en médecine occupe une place centrale dans les systèmes de santé et d’enseignement supérieur. En Algérie, ces professionnels jonglent entre leurs responsabilités à l’université et à l’hôpital, tout en continuant à revendiquer des droits fondamentaux, au premier rang desquels la révision du régime indemnitaire.
Il souligne que ce dernier n’a pas été mis à jour depuis 2008, une stagnation injustifiable qui mine la motivation et l’engagement de ces praticiens. Il n’a pas manqué de critiquer certains discours nuisibles sur les réseaux sociaux, les qualifiant de « pyromanes » qui nuisent à la stabilité du secteur.Le professeur Belhadj plaide pour l’instauration de mécanismes concrets et efficaces, et non de simples mesures temporaires. Cette situation, selon lui, résulte d’un manque flagrant de coordination entre les ministères de l’Enseignement supérieur et de la Santé. Un dysfonctionnement administratif qui freine la reconnaissance pleine et entière du travail accompli par cette catégorie stratégique de praticiens .
F.B.

