Quota historique de thon rouge: L’Algérie renforce sa souveraineté halieutique

A l’issue de la 29e session ordinaire de la Commission ICCAT tenue à Séville, l’Algérie a obtenu une victoire diplomatique majeure avec une augmentation significative de son quota de pêche au thon rouge.
Le pays voit sa part passer de 2 023 à 2 460 tonnes pour la période 2026-2028, soit une augmentation de 437 tonnes qui représente près de 5,10% du quota total alloué aux pays membres.
Cette réussite couronne plusieurs années d’efforts diplomatiques et techniques visant à corriger une injustice subie en 2010, lorsque l’Algérie s’était vue réduire sa part à 1% en son absence.
Le ministère de l’Agriculture a salué cette décision qui met fin à un préjudice ayant entravé pendant trop longtemps les intérêts nationaux.
La reconnaissance internationale de l’expertise algérienne s’est également manifestée par la réélection du représentant Amar Ouchli à la présidence de la quatrième sous-commission.
Cette position stratégique consolide l’influence de l’Algérie au sein de l’organisation et témoigne de son engagement actif dans la gestion durable des ressources halieutiques. Les avancées ne se limitent pas aux quotas.
L’Algérie a enregistré sa première ferme nationale d’engraissement du thon avec un tarif international reconnu, et a obtenu une compensation de 23 tonnes pour compléter son quota.
Ces réalisations s’inscrivent dans une stratégie globale de développement des capacités nationales, incluant le renforcement de la flotte maritime et la valorisation locale des produits sans recours à des intermédiaires étrangers.
Un succès particulièrement notable réside dans l’inscription dans la recommandation finale d’un suivi spécifique du dossier algérien lors de la révision de 2028, garantissant la pérennité des acquis.
Cette réussite algérienne intervient dans un contexte d’augmentation globale des quotas pour le thon rouge, fixés à 48 403 tonnes pour le stock oriental.
La commission a également approuvé un projet pilote pour évaluer les conditions de pêche et d’élevage dans la zone FAO 34.1, ouvrant de nouvelles perspectives pour le développement de la filière halieutique algérienne. Par cette performance remarquable, l’Algérie démontre sa capacité à défendre ses intérêts nationaux tout en contribuant activement à la préservation des ressources maritimes, renforçant ainsi sa sécurité alimentaire et ses revenus d’exportation .
Farid B.