Projet de loi sur les partis politiques: Ce que proposent le FFS et le PT

Au niveau de la Commission des affaires juridiques et administratives et des libertés de l’Assemblée populaire nationale (APN), les partis politiques défilent pour débattre du projet de loi organique relatif aux partis politiques.
Les formations politiques exposent leurs visions et présentent une série de propositions.
Mais, ce qui est à saluer dans cette série de réunion, c’est que les concernés par ce projet sont associés à son élaboration, y compris les partis de l’opposition qui ne siègent pas à la chambre basse du Parlement et qui prévoient de revenir à l’occasion des prochaines législatives.
Parmi ces formations politiques, il y a le Front des forces socialistes (FFS) et le Parti des travailleurs (PT), dont les représentants ont été reçus lundi dernier.
Tout en saluant «l’ouverture du débat» autour du projet de loi qui «traduit une volonté réformatrice visant à développer la vie partisane et à renforcer la pratique démocratique», les représentants du FFS, Djamel Belloul et Azzedine Aissaoui ont proposé «la simplification de la création des partis, en diminuant la paperasse administrative», «le renforcement de la lutte contre le nomadisme politique» et
«la mise en place de la numérisation dans la gestion des partis».
Le FFS a également appelé «au respect de la liberté des partis dans la gestion de ses organes de gestion pour consacrer le respect de la démocratie interne» et «à la révision de la représentativité géographique pour une répartition équitable au niveau local».
Pour ce qui est des mesures en cas de non-respect de la loi, le parti a insisté sur «le fait que toute mesure de suspension ou de gel des activités d’un parti doit passer par une décision de justice, avec précision des procédures pour éviter tout dépassement de l’administration».
Enfin, le FFS a proposé «l’ouverture des médias publics aux partis politiques, un financement public équitable et équilibré et la non-ingérence de l’administration».
Pour sa part, le PT de Louisa Hanoune a mis en exergue, à travers ses représentants, Djelloul Djoudi et Ramdane Youssef Taazibt, «l’importance du projet de loi organique relatif aux partis politiques, considéré comme l’une des lois les plus importantes soumises au débat».
Le parti a insisté sur «l’autonomie de gestion des formations politiques» et sur «l’enrichissement du débat public pour le renforcement des institutions de l’état».
En d’autres termes, le PT appelle tout comme le FFS à l’ouverture des médias publics à l’opposition responsable pour s’exprimer et lui permettre, le cas échéant de critiquer objectivement l’action de l’Exécutif, dans le but de construire. Dans son intervention, Taazibt a appelé les membres de la commission «à faire un diagnostic» de plus de trente ans de multipartisme en Algérie, pour mettre le point sur les failles et valoriser les acquis» sur lesquels «il ne faut pas revenir».
Farid B.