Prochaines élections législatives: L’opposition au complet !

Avec le parti Jil Jadid, la boucle est bouclée pour les partis d’opposition et de la mouvance dite démocratique. La formation politique que préside Lakhdar Amokrane qui a succédé dernièrement à Sofiane Djilali, a décidé de prendre part aux prochaines élections législatives, annonçant un retour aux assemblées élues, en particulier l’Assemblée populaire nationale (APN). Dans une déclaration du Conseil national, à l’issue de sa 29ᵉ session ordinaire, le parti a annoncé «son choix de principe de participer aux prochaines échéances électorales, convaincu que l’action politique pacifique et organisée demeure un outil essentiel du changement démocratique et de la construction de l’État de droit».
Invitant les autorités à prendre «de véritables mesures d’apaisement politique afin de créer un climat sain et intègre», Jil Jadid appelle «à l’ouverture, dans les plus brefs délais, du dossier de la révision de la loi électorale, ainsi que la révision des prérogatives et de la composition de l’Autorité nationale indépendante des élections, de manière à garantir son indépendance effective et sa neutralité totale». Non sans renouveler sa confiance en la capacité du peuple algérien à surmonter les défis actuels par la conscience collective, le dialogue responsable et la participation pacifique.
Ainsi, après une longue absence des institutions élues, à l’instar de plusieurs partis d’opposition, Jil Jadid rompt avec la politique de la chaise vide et veut marquer et porter sa voix à l’intérieur du Parlement.
Les futures législatives prévues à la mi-2026 s’annoncent donc très serrées. La concurrence sera surement rude et les partis de l’allégeance auront à en découdre avec des partis qui leur ont laissé le terrain libre durant les précédentes échéances.
Et pour cause, Jil Jadid est le 4e parti d’opposition à avoir annoncé sa participation, après le Front des forces socialistes (FFS), le Parti des travailleurs (PT) et le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD). Si pour le PT qui s’est prononcé début novembre, sa participation «visait à concrétiser les acquis sociaux», selon sa secrétaire générale Louisa Hanoune, le FFS lui, avait expliqué que ce choix n’était «ni une option de circonstance ni un calcul électoraliste étroit».
«C’est un choix de conviction et de responsabilité qui s’inscrit dans la continuité du cap stratégique défini par le 6e Congrès national, visant à renforcer la présence du parti dans les Assemblées élues, à réhabiliter la politique et à reconstruire le lien de confiance entre les citoyens et leurs institutions», avait expliqué Youcef Aouchiche.
Quant au RCD d’Atmane Mazouz qui s’est prononcé durant le weekend passé, «l’abandon total de l’espace institutionnel comporte des dangers majeurs», avait souligné le Conseil national dans sa résolution finale à l’issue de sa réunion du 19 décembre.
Le choix de sa participation, «s’inscrit dans une démarche politique responsable, combative et lucide, visant à porter la voix du changement démocratique», écrivait le parti.
L’opposition sera donc au complet à l’occasion des législatives prochaines reste à savoir si ces 4 partis qui aborderont ce rendez-vous, en rangs dispersés comme d’habitudes vu les animosités et la guerre d’égo de leurs chefs, pourront s’unir et former un bloc une fois à l’intérieur de la chambre basse du Parlement, afin de peser au sein de l’institution législative ? C’est là, le grand enjeux de cette mouvance…
Farid B.