Les 28 et 29 novembre prochains, Paris deviendra le centre névralgique de la solidarité internationale avec le peuple sahraoui, en accueillant la 49e Conférence européenne de soutien et de solidarité avec le Sahara occidental (Eucoco).
Organisée par l’ONG espagnole CEAS Sahara, cette rencontre réunira des ONG, des institutions, des parlementaires, des experts, des journalistes et des représentants de la société civile venus de toute l’Europe pour réaffirmer leur engagement en faveur du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.
L’événement s’ouvrira par une réunion au siège du Sénat français, où députés et sénateurs de plusieurs pays européens débattront des moyens d’action diplomatique et législative pour faire pression sur leurs gouvernements respectifs. L’objectif est clair : amener les États européens à assumer leur responsabilité historique et politique dans le processus de décolonisation du Sahara occidental, conformément aux résolutions des Nations unies. Au cœur des débats figurent les violations des droits humains dans les territoires sahraouis occupés, le pillage des ressources naturelles par le régime marocain, et le blackout médiatique imposé pour empêcher toute documentation des exactions commises.
Les participants travailleront à renforcer le réseau de solidarité internationale, notamment à travers des accords de jumelage entre villes et des initiatives parlementaires à l’échelle régionale, nationale et continentale4.Un nouveau plan d’action pour 2026 sera également élaboré, visant à coordonner les efforts et à intensifier les campagnes pour l’organisation du référendum d’autodétermination, toujours bloqué par l’occupant. Cette conférence s’inscrit dans une dynamique croissante de mobilisation en France, comme en témoigne la Marche pour la liberté lancée depuis Paris en mars dernier, réclamant la libération des prisonniers politiques sahraouis.
Face à l’inertie internationale et aux tentatives de normalisation de l’occupation, la 49e Eucoco représente une réponse collective, lucide et déterminée.
Elle rappelle que la cause sahraouie n’est ni oubliée ni marginale, mais qu’elle demeure au cœur des luttes pour la justice, la souveraineté et la dignité des peuples.
Malik.M.
