Jeudi, le Conseil de sécurité des Nations unies a une nouvelle fois failli à sa mission fondamentale : protéger les peuples en détresse.
Malgré le soutien massif de 14 membres, un projet de résolution appelant à un cessez-le-feu immédiat, inconditionnel et permanent dans la bande de Ghaza a été bloqué par le veto des États-Unis, isolés
dans leur refus. Ce rejet constitue un revers moral et politique majeur, alors que l’enclave palestinienne est ravagée depuis près de deux ans par une campagne militaire d’une violence extrême, qualifiée de génocide par de nombreux observateurs.Le texte, porté par les dix membres élus du Conseil, avait été élaboré en réaction à la déclaration officielle de l’ONU reconnaissant l’état de famine à Ghaza. Depuis le 2 mars dernier, l’entité sioniste impose un blocus total, fermant tous les points de passage et empêchant l’acheminement de l’aide alimentaire et médicale, plongeant plus de deux millions de civils dans une détresse absolue. Outre l’appel à la levée immédiate des restrictions humanitaires, la résolution exigeait également une solution urgente à la question des otages, dans une approche globale de désescalade et de protection des civils. Ce veto, opposé à l’unanimité du reste du Conseil, illustre une fois de plus l’impasse diplomatique qui paralyse l’action internationale face à l’une des crises les plus graves de notre époque. Il consacre l’échec d’un système censé garantir la paix, et entérine l’abandon d’un peuple livré à la famine, aux bombardements et à l’isolement .
S. G.
ONU: Le véto américain empêche l’adoption d’un nouveau projet de résolution sur Ghaza
