Nouveau plan de Netanyahou: L’Algérie et 30 pays musulmans condamnent le plan israélien

Le premier ministre de l’Etat sioniste veut imposer le projet du Grand Israël, en tenant des propos inacceptables. En réaction, l’Algérie et 30 autres pays arabes et musulmans ont dénoncé ces propos et rejeté de manière catégorique ce plan provocateur. « Ces déclarations constituent une violation flagrante et dangereuse des règles du droit international et des fondements de relations internationales stables. Elles constituent une menace directe pour la sécurité nationale arabe, la souveraineté des États, ainsi que la sécurité et la paix régionales et internationales », ont condamné les ministres des Affaires étrangères de ces pays dans une déclaration commune.
En plus de l’Algérie, la déclaration est signée par le Bahreïn, le Bangladesh, le Tchad, Les Comores, Djibouti, l’Égypte, la Gambie, l’Indonésie, l’Irak, la Jordanie, le Koweït, le Liban, la Libye, les Maldives, la Mauritanie, le Maroc, le Nigéria, le Sultanat d’Oman, le Pakistan, la Palestine, le Qatar, l’Arabie saoudite, le Sénégal, la Sierra Leone, la Somalie, le Soudan, la Syrie, la Turquie, les Émirats arabes unis et le Yémen, entres autres. La déclaration est signée également par les secrétaires généraux de la Ligue arabe, de l’Organisation de la coopération islamique et du Conseil de coopération du Golfe.
Ils ont condamné avec la « plus grande fermeté » les déclarations faites par Benjamin Netanyahu sur le projet du Grand Israël. Ce dernier revendique la Cisjordanie occupé, Ghaza, une partie de la Jordanie, le Sinaï égyptien, des territoires de la Syrie et du Liban. Un projet qu’aucun partie ne peut cautionner.
L’Algérie et les autres pays signataires ont affirmé qu’ils « adopteront toutes les politiques et mesures propres à encadrer et à consolider la paix, de manière à servir les intérêts de tous les États et de tous les peuples en matière de sécurité, de stabilité et de développement, loin de l’illusion du contrôle et de l’imposition de la force ». Exprimant leur « respect de la légitimité internationale et de la charte de l’ONU, en particulier son article 2, paragraphe 4, relatif au rejet de l’emploi ou de la menace de la force », ils ont condamné avec la « plus grande fermeté » l’approbation par le ministre israélien extrémiste Bezalel Smotrich du plan de « colonisation dans la zone E1 et ses déclarations racistes et extrémistes rejetant la création d’un État palestinien ». Et d’accuser l’entité sioniste de « crimes d’agression, de génocide et de nettoyage ethnique», avant de réclamer un cessez-le-feu à Ghaza, et l’ouverture d’un accès inconditionnel à l’aide humanitaire afin de mettre fin à la politique de famine systématique utilisée comme arme de génocide. Ils ont également réitéré leur rejet de tout projet de déplacement du peuple palestinien .
Fateh H.