Négociations nucléaires:Téhéran évoque un accord provisoire possible

Un haut responsable iranien a indiqué à l’agence Reuters que Iran et les États‑Unis demeurent en désaccord sur la levée des sanctions contre Téhéran en échange d’une limitation de son programme nucléaire.
Il a toutefois évoqué la poursuite des discussions et la tenue de nouvelles négociations début mars, laissant entrevoir la possibilité d’un accord provisoire.
Selon ce responsable, Téhéran pourrait envisager plusieurs mesures, dont le transfert d’une partie de son stock d’uranium hautement enrichi vers un pays tiers, la réduction de son niveau d’enrichissement ou la création d’un consortium régional, en contrepartie de la reconnaissance de son droit à un programme nucléaire civil.
Parallèlement, les tensions avec l’Union européenne se sont accentuées.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a annoncé que Téhéran classait les forces navales et aériennes des États membres de l’UE comme «organisations terroristes», en réponse à la décision européenne du 19 février d’inscrire le Corps des Gardiens de la révolution islamique sur sa liste terroriste.
Téhéran a justifié cette mesure par le principe de réciprocité et par l’application de sa législation nationale adoptée en 2019, estimant que la décision européenne constitue une violation du droit international.
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, avait pour sa part confirmé que les ministres des Affaires étrangères de l’UE avaient approuvé ce classement, marquant une nouvelle étape dans la dégradation des relations entre l’Iran et les pays européens.
M. M.