Munitions au Phosphore blanc au Liban:Un crime de guerre qui ne peut rester impuni

L’organisation Human Rights Watch a dénoncé hier lundi l’utilisation par l’entité sioniste de munitions au phosphore blanc contre des zones résidentielles densément peuplées du sud du Liban, une pratique interdite par le droit international qui frappe aveuglément des civils innocents.
Selon l’ONG, c’est le 3 mars 2026 que l’armée d’occupation a délibérément bombardé au phosphore blanc la localité de Yohmor, faisant exploser cette substance incendiaire au-dessus d’habitations où vivent des familles libanaises.
Des images vérifiées et géolocalisées par Human Rights Watch montrent des agents de la Défense civile luttant contre les flammes qui ont ravagé des maisons, consumées par cette arme qui s’enflamme au contact de l’oxygène et provoque des brûlures atroces, des détresses respiratoires et parfois la mort.
L’agression ne s’est pas arrêtée à Yohmor.
L’Agence nationale d’information du Liban a également rapporté des tirs d’artillerie et des bombardements au phosphore contre les localités de Tal Nahas et Khiam, confirmant la volonté délibérée de l’occupant de semer la terreur parmi les populations civiles du Sud-Liban.
Cette nouvelle attaque s’inscrit dans un cycle de violence qui n’a jamais vraiment cessé, malgré l’accord de cessez-le-feu conclu en novembre 2024.
Depuis des années, les autorités libanaises et les organisations de défense des droits humains accumulent les preuves de l’utilisation répétée du phosphore blanc par l’armée d’occupation contre des zones boisées, des terres agricoles et des villages entiers, forçant des milliers de civils à fuir leurs foyers et brûlant la terre libanaise avec une sauvagerie inouïe.
Human Rights Watch a lancé un appel pressant à la communauté internationale : il est impératif que l’entité sioniste cesse immédiatement ces pratiques criminelles et que les États qui lui fournissent des armes, y compris ces munitions au phosphore blanc, suspendent sans délai toute aide militaire et toute vente d’armes. Car fournir de tels moyens à un occupant qui les utilise contre des civils, c’est devenir complice de ses crimes.
Le cessez-le-feu de 2024 imposait pourtant le retrait total des forces d’occupation du territoire libanais. Aujourd’hui encore, l’armée sioniste maintient cinq avant-postes en terre libanaise, défiant ouvertement les accords internationaux et poursuivant ses agressions meurtrières qui ont déjà coûté la vie à des centaines de Libanais.
Le Liban exige la fin immédiate de cette occupation et de ces bombardements criminels. La communauté internationale doit ouvrir les yeux sur ces violations flagrantes du droit humanitaire et cesser de protéger un État qui fait du terrorisme d’État contre un peuple voisin sa doctrine militaire.
Malik M.