Moyen-Orient: Tebboune échange avec cinq chefs d’État arabes en 24 heures

Alors que la région du Moyen-Orient traverse l’une des crises sécuritaires les plus graves de son histoire récente, le président Abdelmadjid Tebboune, a multiplié les contacts téléphoniques avec les dirigeants des pays frères, dans une démarche diplomatique intense visant à promouvoir le retour de la paix et à manifester la pleine solidarité de l’Algérie avec ses partenaires arabes.
Dimanche soir, alors que les frappes redoublaient d’intensité au Moyen-Orient, le chef de l’État algérien a tenu à maintenir un contact direct et personnel avec plusieurs dirigeants de la région.
Cette initiative témoigne de l’engagement constant de l’Algérie, sous la conduite de son président, à jouer un rôle stabilisateur et à incarner une voix de sagesse dans les moments les plus tumultueux.

Le Koweït : un soutien fraternel indéfectible
Le président Tebboune a eu un premier entretien avec Son Altesse Cheikh Mechaal Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah, Émir de l’État du Koweït. Au cours de cet échange, le président algérien a tenu à exprimer personnellement à son frère koweïtien son soutien sans faille. Au-delà des mots, c’est une véritable déclaration de principe qu’a formulée M. Tebboune en faveur «d’un rétablissement rapide de la paix et de la sécurité, de manière à préserver les intérêts et l’intégrité du peuple koweïtien frère». Une marque de considération qui souligne la profondeur des relations historiques unissant l’Algérie et le Koweït.
Oman : un hommage appuyé au rôle de médiation
Dans un second échange, le président de la République s’est entretenu avec Sa Majesté Haitham ben Tariq, Sultan d’Oman. Au-delà des discussions sur l’escalade militaire en cours, M. Tebboune a tenu à saluer chaleureusement «le rôle de la médiation omanaise et les résultats très positifs obtenus».
Cette marque de reconnaissance envers le sultanat est lourde de sens : elle démontre la convergence de vues entre Alger et Mascate sur la nécessité de privilégier les canaux diplomatiques et les solutions pacifiques, même lorsque les armes parlent. «Monsieur le président de la République a exprimé à Sa Majesté le Sultan son espoir de voir un retour de la sécurité, de la paix et du calme dans la région», rapporte le communiqué de la Présidence, résumant ainsi l’aspiration profonde de l’Algérie.

Jordanie : une attention particulière pour un pays voisin du feu
Alors que le royaume hachémite de Jordanie se trouve en première ligne face aux turbulences régionales, le président Tebboune a également joint son frère, le roi Abdallah II. L’entretien a permis d’aborder «la situation dans la région et ses répercussions sur le peuple jordanien frère».
Le chef de l’État algérien a formulé le vœu sincère «du retour du calme et de la paix en Jordanie et dans l’ensemble de la région», un message qui résonne comme un gage de soutien à un pays confronté à des défis sécuritaires majeurs.

Qatar : un soutien algérien à la médiation qatarie
L’un des échanges les plus significatifs de cette soirée diplomatique fut sans doute celui avec Son Altesse Cheikh Tamim Ben Hamad Al Thani, Émir du Qatar.
M. Tebboune a en effet apporté un appui explicite aux efforts entrepris par Doha.
Le président «a exprimé son plein soutien au rôle de médiation de Son Altesse l’Émir de l’État du Qatar pour mettre fin à l’escalade dangereuse que connaît le Moyen-Orient». Cette déclaration place l’Algérie en soutien actif des initiatives de paix, et non en simple observateur. En encourageant la médiation qatarie, Alger réaffirme sa conviction profonde que seule une solution négociée peut sortir la région du cycle infernal de la violence.

Arabie saoudite : un appel fraternel à Mohammed ben Salmane
Enfin, le président Tebboune a tenu à joindre le prince héritier du Royaume d’Arabie saoudite, Son Altesse Mohammed ben Salmane. Au-delà des considérations géopolitiques, cet appel revêtait une dimension profondément humaine. Le président a tenu à «prendre de ses nouvelles, et de celles de Sa Majesté le Roi, Serviteur des Lieux saints de l’islam et du peuple saoudien frère en ces circonstances difficiles». Une attention personnelle qui en dit long sur la qualité des relations entre les deux pays et leurs dirigeants. Souhaitant «le retour de la paix et de la sécurité dans les plus brefs délai », M. Tebboune a une nouvelle fois inscrit son action dans une perspective de stabilité régionale.Il a surtout démontré que, dans la tempête, les peuples arabes peuvent compter sur la voix de l’Algérie, une voix qui porte haut les valeurs de paix, de solidarité et d’unité
Anais G.