Moscou durcit le ton:Paris scelle un front européen pour l’Ukraine

Vingt-six pays, majoritairement européens, ont affirmé jeudi dernier à Paris leur engagement à fournir des garanties de sécurité à l’Ukraine, dans l’optique d’une cessation des hostilités encore incertaine. Cette mobilisation vise à prévenir toute nouvelle agression russe, en posant les bases d’un soutien militaire, technologique et financier à Kyiv.
Le président français Emmanuel Macron a souligné que ces garanties se déploieraient dès l’arrêt du conflit, qu’il s’agisse d’un cessez-le-feu, d’un armistice ou d’un traité de paix. Il a toutefois évité de détailler les contributions spécifiques de chaque pays. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a évoqué un déploiement militaire pouvant atteindre plusieurs milliers d’hommes, précisant que les soutiens concerneraient aussi bien les opérations terrestres, aériennes, maritimes, que le cyberespace et le financement des forces armées. Face à cette dynamique, la Russie a réaffirmé son opposition catégorique à toute présence militaire occidentale en Ukraine. Vladimir Poutine, lors d’un forum économique à Vladivostok, a averti que toute force étrangère apparaissant sur le terrain pendant les combats serait considérée comme une «cible légitime».
Il a ajouté que si un accord de paix durable était conclu, la présence de troupes étrangères sur le sol ukrainien n’aurait «tout simplement pas de sens».
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a exclu que des contingents européens ou américains puissent faire partie des garanties de sécurité, insistant sur la nécessité de prendre en compte les intérêts russes. Il a accusé les Européens d’entraver le règlement du conflit, tout en dénonçant l’expansion de l’OTAN comme l’une des causes profondes de la guerre.
En parallèle, à Washington, le Conseiller spécial du président Trump pour l’Afrique, Massad Boulos, a rencontré l’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU, Staffan de Mistura. À l’issue de cette rencontre, Boulos a réitéré sur son compte «X» la position américaine : «Une véritable autonomie sous souveraineté marocaine est la seule solution viable pour le Sahara occidental»
M. M.