Au lieu de mettre un terme à ses contrats controversés avec l’armée israélienne, Microsoft a choisi de sanctionner ceux qui les dénoncent.
Les 27 et 28 août, quatre employés – Anna Hattle, Riki Fameli, Nisreen Jaradat et Julius Shan – ont été licenciés après avoir participé, aux côtés du collectif No Azure for Apartheid (NOAA), à une action de protestation dans le bureau du président Brad Smith.
Leur «faute» : avoir dénoncé la complicité directe de l’entreprise dans la guerre menée contre le peuple palestinien. Selon plusieurs révélations médiatiques, Microsoft a développé une version spécifique de sa plateforme Azure pour l’unité militaire 8 200 de l’armée israélienne. Cet outil sert à stocker et analyser d’immenses volumes de données issues des communications des Palestiniens en Cisjordanie et à Ghaza.
Ces informations sont ensuite exploitées pour planifier des frappes, renforcer la surveillance et maintenir un contrôle total sur une population déjà éprouvée par le blocus et la faim. Ces licenciements ne sont pas
seulement le signe d’une répression interne brutale :
ils illustrent la volonté de Microsoft de museler toute voix dissidente au sein de ses rangs.
À ce jour, les bombardements à Ghaza ont causé plus de 63 000 morts et près de 160 000 blessés, dont une majorité de femmes et d’enfants. Ces quatre employés licenciés ne sont pas des «perturbateurs», mais des lanceurs d’alerte. Leur combat dépasse le cadre de l’entreprise : il pose la question de la responsabilité morale des multinationales dans les conflits armés et de la liberté d’expression des salariés qui refusent de rester silencieux face à ce qu’ils considèrent comme un crime contre l’humanité .
N. C.
Microsoft licencie des employés opposés à sa collaboration avec l’armée sioniste
