Massinissa Askeur:Le styliste algérien fait Chevalier du mérite italien

Le styliste Massinissa Askeur, originaire d’Alger, a reçu ce lundi 2 juin l’une des plus prestigieuses distinctions italiennes : le titre de Chevalier du mérite de la République italienne.
Une date lourde de sens, puisqu’elle coïncide avec la fête nationale italienne. Parmi les quinze personnalités honorées ce jour-là, il était le seul représentant de l’univers de la mode et également le plus jeune. Pour le créateur, cette reconnaissance dépasse le cadre personnel. «Elle m’honore, mais aussi l’Algérie et ma famille», a-t-il confié. Tout en savourant ce succès avec «humilité et satisfaction», il voit dans ce titre un nouveau point de départ bien plus qu’une arrivée.
Dans ses collections, Massinissa Askeur célèbre l’art algérien à travers des motifs berbères qu’il ne revendique pas comme une invention personnelle. « Les symboles étaient déjà là, je les ai simplement mis en lumière», explique-t-il. Ses œuvres ont été exposées dans des lieux prestigieux, dont le Louvre à Paris. «À chaque fois, je ne représentais pas seulement ma personne, mais aussi l’Algérie.»
Le styliste espère inspirer les jeunes Algériens, en particulier ceux installés en Europe, en leur montrant que l’éducation, la bienveillance et la culture sont des clés de la réussite. «Je suis différent, authentique. Je viens d’Afrique, d’Algérie, avec toute la richesse culturelle que cela implique», affirme-t-il.
À ceux qui rêvent de succès, il recommande l’étude et la persévérance : «Le savoir paie toujours.» Il appelle chacun à devenir «le meilleur ambassadeur de son pays». Parmi ses projets à venir : un défilé de mode prévu à Alger le 7 novembre 2026, destiné à contribuer à la structuration du secteur de la mode locale. Par ailleurs, candidat aux élections municipales en Italie, il promet, en cas d’élection, de proposer un jumelage entre sa commune et une ville algérienne. Pour Massinissa Askeur, l’art est un levier essentiel de développement des nations. «Mon rôle est de faire connaître au monde l’histoire et la richesse culturelle de l’Algérie», conclut-il, avant d’ajouter : «Je ne suis qu’un messager» .
A. S.