Législatives du 2 juillet: Sur le terrain, les partis jouent la carte de la compétence et de la proximité

Aonze jours du scrutin législatif du 2 juillet, la campagne électorale bat son plein aux quatre coins du pays. Des plaines de l’Est aux villes du littoral ouest, les animateurs des principaux partis politiques
multiplient les déplacements et les meetings, avec un message qui revient en leitmotiv d’une tribune à l’autre : nos candidats sont compétents, proches des citoyens, et prêts à porter leurs préoccupations au sein de la prochaine Assemblée populaire nationale.
À El Tarf, le président du MSP Abdelali Hassani Cherif a mis en avant la crédibilité de ses candidats, présentés comme capables de répondre aux attentes des citoyens au Parlement. À Batna, le président du Front El Moustakbal Fateh Boutbig a, lui, choisi d’élargir le propos à l’enjeu national, appelant à mobiliser toutes les énergies pour consolider le décollage économique du pays. Une ambition partagée depuis Tissemsilt par le représentant du FLN Tahar Hadjar, qui a appelé les électeurs à se rendre massivement aux urnes pour élire une assemblée forte et représentative.
Le FFS, fidèle à sa ligne, a porté un discours plus structurel. Son Premier secrétaire Youcef Aouchiche, en déplacement à Chlef, a plaidé pour la construction d’un consensus civique, autour d’institutions qui reflètent véritablement les aspirations de la société.
Une vision à plus long terme, qui tranche avec le pragmatisme électoral affiché par d’autres formations.
Du côté du RND, le secrétaire général Mounder Bouden a insisté depuis Mila sur le profil de ses candidats, décrits comme une élite ancrée dans les réalités du terrain. À Mostaganem, Lamine Osmani de Sawt Echaab a mis en avant la diversité de ses listes, tandis qu’à Jijel, la présidente du TAJ Fatima-Zohra Zerouati soulignait les qualifications multidisciplinaires de ses candidats, gage selon elle d’une représentation efficace à l’APN.Deux interventions ont retenu une attention particulière. Mohamed Daoui du parti El Karama, à Oum El-Bouaghi, a opté pour un appel direct et sans détour aux électeurs : voter massivement et choisir les compétences capables de servir le développement. Ahmed Mahmoud Khouna, vice-président du Mouvement El Bina, a quant à lui élargi la définition du rôle parlementaire depuis Skikda, en rappelant que le député n’est pas seulement un législateur, mais aussi un acteur de la diplomatie parlementaire, au service du rayonnement international du pays. À dix jours du scrutin, le tableau qui se dessine est celui d’une campagne où les partis, toutes tendances confondues, cherchent moins à se différencier sur le fond que à convaincre sur la forme : la qualité des hommes et des femmes qu’ils proposent aux électeurs. Le verdict, lui, appartiendra aux urnes.
Farid B.